• 49931 visits
  • 24 articles
  • 3744 hearts
  • 7261 comments

03/04/2015

 

Je n'ai pas souvent de coup de c½ur en question de fictions, mais lorsque j'en ai un, je tiens à le partager. Et c'est ce que je vais faire maintenant. J'ai découvert il y a quelques semaines, tout à fait par hasard, une fiction qui m'avait l'air plutôt sympa. J'ai donc commencé la lecture et je n'ai pas été déçue: je n'ai pas pu en décrocher. Son style d'écriture, l'originalité de l'histoire et du caractère des personnages, tout y faisait pour que l'on ait qu'une envie: découvrir la suite le plus vite possible.
J'ai également fait la rencontre d'une fille adorable, avec qui il est vraiment agréable de discuter et qui mérite que plus de lecteurs suivent son histoire. 
 
Alors je n'aurai qu'une chose à dire: Si vous êtes en manque de fiction originale et bien écrite, ne cherchez plus !
 
Voici le lien:  ->clique<-
 
Merci pour elle!
Si tu passes par là chou, je te fais des bisous ♥
 
 
 

07/04/2013

 





___________________________________________________________________________
 
B I E N V E N U E
 
Pour faire court, on me surnomme Mady et je suis (et serai) la web miss de ce blog. Je suis passionnée par l'écriture depuis huit longues années, pour seulement vingt années d'existence. J'aime beaucoup discuter, rire, échanger, alors n'hésitez pas à venir papoter, je ne mords pas et je serai ravie de faire votre connaissance. Pour les rageux, la petite croix rouge en haut à droite de l'écran est votre amie.
Je tiens à préciser que le plagiat est INTERDIT.
 
___________________________________________________________________________
 Je remercie les fidèles qui me suivent depuis mes débuts ♥.







 

17/04/2016


NOUVELLE   FICTION 
 
 
Titre : Opium

Couple principal : Sasuke & Sakura

Genre : Romance ; Policier

Statut : En cours

 

P R O L O G U E 


Pourquoi ? Dites moi. 
 
Vous ne comprendriez pas. Personne ne peut comprendre. 
 
Essayez. 
 
 
Lundi 16 octobre 2014, 10h17
 
Qu'est-ce qui vous a poussée à tirer, à ce moment-là ?  
Ca faisait exactement un mois. Je ne savais pas quel jour on était avant de venir à ce foutu rendez-vous, parce que je n'y faisais plus attention. Mais je le savais maintenant parce que la date inscrite sur le calendrier posé sur l'étagère juste en face de moi aurait désormais, malgré tout, une résonance particulière. Une marque indélébile dans ma mémoire, me rappelant inlassablement mon acte : Le jour où j'ai tué mon père. Ca sonnait un peu comme un titre de roman policier, d'ailleurs. Un livre qui resterait à jamais posé sur une petite étagère dans un coin de ma tête, que j'ouvrirais en connaissant pertinemment la chute mais dont j'aurais aimé pouvoir en réécrire certains chapitres. En vain. Le titre était par contre à changer. Ma mère m'avait avoué, avant que la maladie ne l'emporte, que John n'était pas mon père. Du moins pas mon père biologique. À l'époque, je lui avais répondu que je me fichais bien de savoir qui pouvait être mon géniteur, parce qu'il avait été le seul père à mes yeux. Celui qui m'avait vue grandir. Celui qui m'avait fait grandir. Mais plus les années passaient, plus il se détruisait, et plus il me détruisait avec lui. Les liens qu'on avait tissés durant toutes ces années ne tiendraient plus bien longtemps. Il avait petit à petit rongé la corde et elle avait fini par céder.  
 
Est-ce que cet enfoiré de psychologue avait fait exprès d'attendre exactement un mois, avant de me demander enfin ce qui m'avait réellement décidée ? Pourquoi ce jour là j'avais enfin choisi de me libérer ? Pourquoi une si jeune femme avait tué son père de sang froid sans la moindre hésitation ? Mes yeux se détachèrent de la date et vinrent se poser sur le tigre blanc qui trônait sur le bureau, juste à l'angle. Etonnant comme choix pour un homme qui prônait la réflexion et la longue étude du « moi profond ». Le tigre était plutôt la représentation de la force des instincts primaires, de l'imprévisibilité, des émotions brutes. Ce félin avait beau être fait de marbre, son regard semblait étrangement vivant. J'aurais juré avoir vu à l'instant son iris mordorée briller sous la lumière trop forte et jaunâtre de la pièce. Et je savais parfaitement ce qu'il me disait. Il hurlait tellement fort que je l'entendais, juste là, dans un coin de ma tête. C'en devint même agaçant. Allez. Parle, ma belle. Il ne te lâchera pas tant que tu ne lui auras pas dit ce qu'il veut entendre. Dans le mil. Si je finissais par dire à cet homme ce que le spécialiste en lui voulait entendre, il me lâcherait sûrement la grappe. 
 
La peur. La colère. La haine....La vengeance.  
Je n'étais pas totalement en train de mentir. Je n'avais pas eu peur, loin de là. La haine que j'avais alimentée envers lui chaque jour durant de longues années m'avait forgé une carapace indestructible. Ce jour là j'étais prête. Je savais ce que je devais faire, et je l'ai fait. Sans le moindre doute, monsieur le psychologue. Mais si je lui disais ça mot pour mot, j'allais encore en avoir pour un certain nombre de séances. Or, il fallait vraiment que je me débarrasse de lui au plus vite. Je n'avais besoin de l'aide ni du soutien de personne, et encore moins de quelqu'un qui était payé pour ça. Il aurait beau sortir les violons et me bassiner avec le fait qu'il était là pour m'écouter et m'aider à aller mieux, j'étais assise sur ce fauteuil uniquement parce que l'on m'y forçait. Le juge avait prononcé la légitime défense mais en contrepartie de ma liberté, je devais aller voir ce psy pendant autant de séances que ce dernier avait décréter que j'allais avoir besoin. En penchant légèrement ma tête sur la droite je remarquai, planquée derrière le tigre, une petite biche. Intuition et sensibilité. Est-ce qu'ils étaient ses animaux totem ou un truc spirituel dans le genre ? Tous deux regardaient dans la même direction mais s'ils étaient vivants, je ne donnerais pas cher de la peau de la biche. Peut être que je me trompais complètement sur ce psy en fin de compte. Peut être que tout comme dans la réalité, chez lui le tigre prenait le dessus sur la biche. Ca expliquerait pourquoi il l'avait placé devant elle sur son bureau. Peut être même que c'était pour ça qu'il faisait ce métier. Pour essayer de faire ressortir la biche qui était en lui et au contraire faire taire le tigre. Est-ce que c'était ce qu'il essayait de faire avec moi ? 
 
Qu'avez-vous ressenti ?  
Mon regard s'ancra pour la première fois depuis deux heures dans les yeux du psychologue. Il tenait sur ses genoux un petit carnet noir dont les pages blanches attendaient patiemment d'être recouvertes de la moindre parole que je prononcerais pendant la séance. Comme à chaque fois. Il connaissait l'histoire. Il m'avait assez tiré les vers du nez pour en connaitre les moindres détails. Et il osait aujourd'hui me demander ce que ça faisait, de loger une balle dans le coeur de celui qui avait employé tous les moyens possibles pour me détruire ? Pour nous détruire ? Je n'avais plus beaucoup de certitudes dans la vie, mais j'avais au moins celle-là. La réponse, je pense que vous la connaissez autant que moi. Et lui aussi. 
 
Je n'attendais que ça. Je n'ai jamais attendu que ça.  
Il ne me ferait plus aucun mal. Cet homme qui ne partageait pas le même sang que moi ne pourrait plus m'atteindre. J'avais éliminé l'intrus de la matrice et tout irait bien, désormais. Et ce n'était pas ce foutu psy grisonnant, caché derrière ses grosses lunettes rondes, qui allait me faire dire que je regrettais ce que j'avais fait, que je n'étais pas en pleine possession de mes moyens ou je ne savais quelle connerie encore. Cette pourriture méritait de moisir entre quatre planches six pieds sous terre. Il y avait bien longtemps que ce n'était plus mon père. Je ne regrettais rien. Sur cet aspect là de ma vie, la biche ne prendrait jamais le dessus sur le tigre. 
 
Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?  
J'avais visé le coeur. Pas la tête, le coeur. Plutôt symbolique non ? J'avais espéré par là qu'il sente la balle se loger au plus profond de son coeur, pour qu'il ressente, l'instant juste avant sa mort, à quel point il avait déchiré le mien, sans même l'aide d'une arme. Comment est-ce que je me sentais? Depuis le début de nos séances, c'était la première question à laquelle je savais exactement quoi répondre, sans l'ombre d'un doute. Et elle se résumait à un seul mot :
 
Libre.  
 
 

17/04/2016

CHAPITRE 1 : FUITE
 
 

 
 
Je ne courais pas après les problèmes, les problèmes me couraient après. Chaque fois, il fallait que je m'embarque dans un foutu pétrin. Mauvais endroit, mauvais timing, je vous laisse juger. Je dirais simplement que la soit disant bonne étoile qui était censée planer au dessus de ma tête s'était tirée depuis un bon bout de temps. Et si vous voulez mon avis, elle n'avait pas tellement tort. Elle avait même eu carrément raison. Me tenir à l'écart des ennuis pendant ne serait-ce que deux jours relevait de l'impossible. Je suis impulsive et excessive. Dès qu'on me cherche des noises, je suis obligée de répliquer. Et je crois que ce gamin qui se tient devant moi en ce moment même en me fixant comme un éléphant de cirque n'a pas bien compris qu'il ne fallait ni m'approcher quand je suis de mauvaise humeur ni même me regarder de biais comme il était en train de le faire. 
 
- Qu'est-ce que tu regardes comme ça ? braillai-je en lui lançant un regard noir. 
 
Ce truc là, ça marchait toujours. Une pique bien placée, un regard meurtrier et déjà le pauvre gamin prenait ses jambes à son cou. Je ne l'ai plus revu de la soirée. Bordel, qu'est-ce que je fichais ici ? Soudain, mon regard attrapa celui d'un bel Apollon à dix heures, attablé avec un autre jeune homme. Je glissai contre le dossier de ma chaise et tirai exagérément sur le bas de mon chemisier, les yeux plissés et un sourire carnassier pendu aux lèvres. Le message était clair. Grand brun aux yeux sombres, élancé et musclé, il serait parfait pour ce soir. Alors que je m'imaginais déjà ses mains glissant le long de mon corps, me faisant oublier qui j'étais le temps de quelques heures, le bruit d'un verre qui s'éclatait contre le sol me fit quitter ma cible des yeux et je cherchai du regard la source du dérangement. J'aperçus alors une jeune femme adossée contre un mur, un grand gaillard la retenant par la taille, la tête plongée dans son cou. Je m'apprêtai à avaler une nouvelle gorgée de ma boisson lorsque je vis la fille tenter de se débattre. Mon regard balaya rapidement la salle pour analyser les possibles réactions et je soupirai : personne ne leur prêtait attention. On était dans un bar après tout, quand les gens boivent, ça se finit souvent collé serré si possible dans un coin sombre de la salle. Ou c'était peut être simplement un jeu entre eux, beaucoup de couples aiment pimenter leur vie sexuelle en y intégrant des jeux de rôle. Dominant dominé, vous voyez le genre. Un sourire étira mes lèvres. Je fis glisser le liquide ambré dans ma bouche, le fis rouler autour de ma langue et avalai lentement, laissant la boisson réchauffer ma gorge et me faire oublier pourquoi j'étais venue ici. Lorsque je reposai mon verre, mon regard croisa celui de la femme à l'autre bout de la pièce. Et malgré les lumières, malgré la fumée, malgré le monde, je le vis. Je le reconnus. Je le connaissais. Ce regard. Bordel, moi qui pensais passer une soirée tranquille et -pour une fois- sans problèmes, mes plans venaient visiblement de changer. Je claquai ma langue contre mon palais, me levai de ma chaise et parcourus à une vitesse éclair la distance qui me séparait du couple. Arrivée à leur hauteur, je tapotai légèrement l'épaule du grand rouquin. Ce dernier grogna mais à peine se fut-il retourné avec l'intention d'aboyer sur celui qui le dérangeait que mon poing rencontra violemment son visage. Pris par surprise, il lâcha  la jeune femme et vacilla, reculant de quelques pas.
 
- Qu'est-ce que...
 
Il essuya le sang qui s'échappait de ses narines sur le revers de sa manche et chercha du regard celui qui avait osé s'en prendre à lui. Pensant sûrement à un petit couillon qui avait voulu impressionner la fille pour terminer la soirée avec elle, il toisa les personnes autour de lui, croisa mon regard et me vit me masser la main. Et je savais parfaitement à ce moment-là ce qui se passait dans sa caboche : « Merde, c'est cette petite conne qui m'a foutu une telle raclée ? Nom de Dieu, elle ne sait pas à qui elle se frotte ! ». Et laisse moi te dire mon bonhomme, que tu n'as encore rien vu. 
 
- Tu l'approches encore une fois et je te brise les rotules, c'est assez clair ou tu as besoin d'un dessin ?
 
Le rouquin resta de marbre, nullement impressionné par mon ton glacial. Il se releva et entremêla ses doigts pour faire craquer ses phalanges, pensant sûrement qu'il allait m'effrayer. La petite brunette s'était cachée derrière une table et un groupe de personnes semblait s'être rassemblé autour de nous. Mais je n'avais pas de temps à perdre avec lui. La fille était visiblement en sécurité avec ceux qui devaient être ses amis et quant à moi, je ne souhaitais pas devenir le centre d'attention de cette soirée -même si pour le coup, c'était légèrement raté-. Et j'avais un coup d'un soir à retrouver, pas question qu'il me file entre les doigts. Mais alors que je tournai mon regard vers la table à laquelle il était installé quelques minutes plus tôt, je n'y vis personne. Je fronçai les sourcils et jurai entre mes dents. C'était définitif, ce gros lard venait de gâcher ma soirée. Je me retournai et eu le temps de faire quelques pas avant qu'une voix rageuse ne s'élève, surplombant légèrement la musique. 
 
- Tu comptes aller où comme ça ma jolie ? 
 
Ma jolie ? Sérieusement ? Est-ce que j'avais vraiment l'air d'une fille qu'on pouvait appeler ma jolie ? Ce mec ne comprenait décidément rien. Je me retournai et ancrai mon regard dans le sien. 
 
- Tu croyais peut être que tu allais t'en tirer comme ça ? Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, tu viens de faire planter mon coup de ce soir. 
 
Eh bien comme ça, on était deux !
 
- Pas sûr que la demoiselle soit du même avis, balançai-je nonchalamment.
- A moins que tu ne veuilles prendre sa place ? questionna-t-il en avançant vers moi, un sourire mauvais étirant le coin de ses lèvres. 
 
Mon sourire à moi venait instantanément de disparaitre et mon ton se fit plus froid que la glace. 
 
- Un conseil, ne t'approche pas de moi, sifflai-je.
- La lionne serait-elle devenue farouche ? 
 
Il tenta de m'attraper mais je repoussai sa main en frappant d'un coup sec son avant bras et pivotai sur moi-même avant de balancer mon pied dans son visage. Il grogna et s'étala sur le sol, l'arcade en sang. Je me félicitai intérieurement d'avoir choisi les sports de combat quand j'étais plus jeune et non la danse comme l'ont fait trois quarts des filles ; Seigneur, qu'est-ce que ça faisait du bien de filer quelques droites de temps en temps. 
 
- Je t'avais pourtant prévenu. 
 
Le temps de reprendre ses esprits et le gars émit un sifflement. D'admiration ? De rage ? De honte ? Je ne compris ce geste que lorsque je vis arriver un autre gars juste derrière lui. Je fronçai les sourcils. Tout doux, j'ai dit que ça faisait du bien de mettre quelques droites, pas que j'avais envie d'un combat. Je voulus reculer, me disant que j'avais déjà assez mis le souk pour ce soir, mais deux bras me ceinturèrent, m'immobilisant. Le premier se releva péniblement et son regard me parut soudain plus sombre lorsqu'il ancra ses yeux dans les miens. C'était peut être juste la lumière. 
 
- Qui a dit que j'en avais fini avec toi ? 
 
Je remuai, tentant de m'extirper de la poigne de fer qui me retenait. Certes je savais me battre, mais sans mes bras je ne pouvais pas faire grand chose. Et le bulldog derrière moi semblait sans surprise avoir facilement le double de ma force. Le deuxième homme approcha, relevant ses manches au niveau du coude. 
 
- Occupe toi d'elle, Jack. 
 
Malgré la situation, je ne pus m'empêcher de rire jaune. Ca, c'était ma capacité à m'enfoncer alors que j'étais déjà dans un profond merdier. 
 
- Alors quoi, t'as même des larbins pour faire le sale boulot ? T'en as pas assez dans le pantalon pour venir toi même ? 
 
Le concerné s'approcha vivement de moi -un peu trop à mon goût après la raclée que je lui avais mise soit dit en passant-, posa une main sur mon épaule et envoya son poing dans mon ventre. Je me pliai sous la force du coup mais me repris bien vite. Sans un mot, il repartit s'asseoir à une table, et héla un serveur en levant négligemment la main, ses yeux toujours dirigés vers moi. Attendez, quoi ? Il allait me regarder me faire tabasser en sirotant tranquillement son cocktail ? Je rêve, pour qui il se prenait lui ? 
 
- Couille molle, crachai-je. 
 
Ma parole n'eut pas l'effet escompté, puisqu'il ne bougea pas d'un cil. Au lieu de ça, le deuxième gars semblait plus motivé encore à m'en en retourner une. Dans quel merdier est-ce que je m'étais encore fourrée ? J'attendis qu'il soit près de moi avant de prendre appui contre celui qui me retenait en contractant mon buste et balançai mes pieds contre son thorax pour le repousser. Un fois loin de moi, je reculai et fis claquer contre le mur le dos de l'homme qui me tenait. Sous le choc, il me relâcha juste assez pour que je puisse aisément me libérer et m'écarter de lui. Dans le miroir en forme de bouteille accroché derrière le comptoir du bar, j'aperçus l'autre gars se relever et revenir à l'attaque. Visiblement, il n'en avait pas eu assez. J'attrapai une bouteille vide sur le bar, me retournai et lui brisai sur le crâne. Prête à en découdre, mon regard navigua vivement entre les deux hommes, mais je ne perçus aucune réaction. Je restai tout de même sur ma garde, sondant les personnes regroupées qui hurlaient et tapaient en rythme dans leurs mains. Merde, on se serait crus à un combat de boxe clandestin, les groupies hurlant au gagnant de relever celui qui était par terre pour lui en coller une autre. Même le barman ne semblait pas réagir et admirait simplement la scène en essuyant des verres avec son torchon. Est-ce que c'était une impression ou bien les gens ici étaient habitués à ce que certains clients se foutent sur la gueule entre deux verres ? D'un coup, le vacarme cessa, excepté la musique électro qui tournait en boucle. La fumée aromatisée qui flottait dans l'air me piquait les yeux et je ne compris pas toute suite ce qu'il se passait. Dans mon dos, la porte d'entrée claqua et tous les regards se tournèrent vers moi. Vers moi, ou bien...Je me figeai. 
 
- Police. 
 
Qu'est-ce que je disais ? Un nid à emmerdes. Mais par je ne sais quel miracle, les flics se dirigèrent directement vers les gaillards au sol sans faire attention à moi, pensant certainement que je faisais partie de la foule qui s'était rassemblée autour d'eux pour assister à un règlement de comptes entre deux mecs souls. Je cherchai du regard le rouquin et lorsque je vis l'expression de rage qui se dessinait sur son visage, je souris et levai mon majeur dans sa direction avant de prendre la poudre d'escampette. Croisant la voiture de flics à l'extérieur, une silhouette me sembla familière mais je ne m'attardai pas pour autant. Les forces de l'ordre et moi, c'était pas une grande histoire d'amour. 

P.R.E.V.E.N.U.S 20/01/2011

 

 
    Pour   être   prévenu,   c'est   tout  simple: Un   petit   commentaire   sur   cet  article.

/!\  Afin  d'éviter  les  prévenus  fantômes, je demanderai  à  chaque prévenus de bien vouloir laisser un commentaire constructif sur chaque chapitre/article posté.


✉ ✉


♘♛♘♛♘

♘♛♘♛♘♛♘♛♘♛♘

♘♛♘♛♘♛♘♛♘♛♘

One Shot ~ Live your dreams. Partie 1. 10/07/2011

 

 
 
ᘛSakura Harunoᘚ
 
Ma vie se résume à l'écriture, au chant et au dessin. Mes journées, je les passe devant un cahier ou des feuilles volantes, un crayon à la main et des idées en vrac. J'ai cette passion depuis maintenant plus de douze ans. Dès l'âge de dix ans j'étais ouverte au monde artistique. Mes premiers croquis sont ceux de mon jardin. Mes parents étant riches, nous possédions assez de terrain pour me faire rêver et m'évader des journées entières sans me soucier du monde qui m'entourait. La musique dans les oreilles, la même chanson défilant en boucle, mon crayon glissant sur le papier à une vitesse folle, je pouvais rester des heures devant le même paysage, l'imagination faisait le reste. Je n'avais pas d'amis. Je passais la majeure partie de mon temps dehors, à griffonner sur un papier.Pour moi, les jeux modestes des gamins de mon âge n'étaient qu'une perte de temps. Si seulement ils savaient ce qu'ils perdaient en se renfermant sur eux-mêmes, barricadés dans leur chambre devant un jeu vidéo stupide.
Ma chambre, à moi, était parsemée de feuilles en tout genre, de trousses remplies de crayons divers et de CD audios. Mes parents ne comprenaient absolument rien à la vie que je menais. Pour eux, un enfant de dix ans doit aller à l'école, se faire des amis, s'amuser le plus possible et trainer ses parents dans un magasin de jouet pour acheter LA nouveauté que tous les autres avaient. Ils ne comprenaient pas que moi, les seuls magasins que je voulais faire étaient les magasins artistiques. Ils ne comprenaient pas mon enthousiasme quand ils m'offraient une gomme et un crayon de papier, ou même encore un bloc de feuilles détachables. Il suffisait que l'on me pose un objet assez plaisant sous les yeux pour que l'envie me prenne de le dessiner sous toutes les coutures.
Une autre "partie" de ma passion était l'écriture. Encore une fois, mon endroit favoris restait la nature, et plus précisément mon jardin. Cette fois-ci, je m'asseyais à proximité d'un immense parterre de fleurs aux mille et unes couleurs. Il suffisait que quelque chose me contrarie, que la musique m'emporte, et les lignes s'enchainaient. Les textes que j'écrivais ont toujours été assez mélancoliques. <<La Mélancolie , c'est le bonheur d'être triste.>> disait Victor Hugo. Je m'intéressais de très près à ce genre de citations. Certaines résumaient mystérieusement bien ma vie. Mes préférées étant celles de Coluche, dont une plus particulièrement: <<De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent.>> Il avait tellement raison.
Le chant était la troisième et dernière partie de ma passion. Évidemment, à cet âge là c'est devant son miroir avec une brosse à cheveux en guise de micro. C'est un peu plus tard, vers l'âge de quinze ans, que j'ai commencé à faire la tournée des bars de mon quartier. Les gens finissaient par me connaitre et en redemandaient à chaque fois. "Une voix magnifique et un talent à faire trembler l'Himalaya." disaient-ils. J'ai du arrêter quelques mois plus tard, car mes parents avaient pris la décision de déménager. Ma raison m'avait dit de fuguer pour rester sur les lieux de mon enfance, mais je m'étais vite résignée et avait finis par adopter notre nouveau lieu de résidence. Cependant, je n'étais pas dupe, j'avais vu clair dans le jeu de mes parents. Ils pensaient que me faire changer d'air m'aiderait à changer de vie et à bousculer mes habitudes. Ils avaient peut être gagner une bataille, mais une chose est sûre, ils ne gagneraient pas la guerre. J'avais beau réussir brillamment mes études, je gardais ma vie de solitaire. Je ne vivrai pas si on m'enlevai la seule chose qui m'aidais à m'évader quelques heures de ce monde subtile et hargneux. Au grand désespoir de ceux qui m'avaient donné la vie, je continuais mes gribouillages en tout genre. Et je n'étais pas prête de m'arrêter. Je m'étais d'ailleurs lancée dans l'écriture d'un roman. L'histoire était quelque peu identique à la mienne. Une jeune fille talentueuse étouffée par des parents aveugles. Il demeurait cependant une différence entre elle et moi. Elle, avait eu ce courage, celui de s'interposer entre son talent et ses parents. Elle, avait osé fuir, ne s'occupant de rien d'autre que de sa vie. Elle, avait finit par mener seule l'une des carrières les plus difficiles qu'il soit quand on a personne pour nous épauler. Finalement, je remarquai que ce personnage que j'avais crée était tout ce que moi je n'étais pas. Je voulais être comme elle. Je lui ai attribué mon histoire telle que je voulais qu'elle se déroule.
C'est à l'âge de dix-huit ans que j'ai fais mes valises, quittant mes parents sans aucune explication valable à leur fournir, et que j'ai démarré une nouvelle vie avec ce que j'avais en poche. Grâce à l'argent de mon compte que j'ai pu toucher à mes dix-huit ans, j'ai réussi à négocier un petit studio. Je vivais en colocation avec un jeune homme que je ne connaissais absolument pas, en cela ne me dérangeais en rien. Lui non plus apparemment. Il possédait un chien nommé César. Un Labrador blanc comme la neige, absolument magnifique. J'avais réussi à décrocher un job en tant que serveuse dans un restaurant de quartier, qui me suffisait à payer une partie du loyer et me faire vivre. Un matin, en me rendant au restaurant, j'avais aperçus un parc au loin. Je l'avais examiné de plus près le soir même, et avais découvert en ce lieu une incroyable atmosphère de détente et de sérénité. Des fontaines, des petites cascades, des mares cernées de roseaux, des mètres et des mètres de verdure, des arbres à perte de vue, des parterres de fleurs gigantesques, des tonnelles magnifiquement parsemées de fleurs, des lacs traversés par des ponts en bois,...Il n'y avait pas de mots pour décrire cet endroit. Il était tout simplement..magique. Cet endroit venait de remplacer le jardin de mon enfance.
 
Mardi 6 Mai 2011, 18h05, Parc de l'Ange Noir.
 
Cela fait maintenant quatre ans que j'habite en colocation avec Aaron. J'ai toujours été attirée par ce prénom. J'ai finis par m'ouvrir un peu plus et à lui parler de temps en temps. Il est plutôt sympa quand on le connais bien. Cela fait également quatre ans que je travaille dans ce même restaurant qui m'a embauchée à mes dix-huit ans. Je ne m'en plains pas. Je gagne assez d'argent pour vivre et les horaires sont raisonnables. Je commence à sept heures, je termine à dix-huit heures,, cela me laisse donc du temps pour me rendre au parc. Quatre ans que je m'y rends tous les soirs pour découvrir tous les recoins de ce Paradis sur Terre. J'ai clôturé mon livre l'année dernière. Je l'ai intitulé "Live your Dreams". "Vis tes Rêves" en français.
Sur la couverture se dessine une jeune femme d'une peau à faire pâlir la neige, ses longs cheveux noirs volant au vent, prisonnière d'un tourbillon de notes de musique, les bras écartés, une jambe tendue et l'autre repliée, la tête balancée vers l'arrière, semblant implorer le ciel de lui offrir ce qu'elle désirait. En fond, une lumière noire concurrençant sévèrement les Ténèbres, cernée de flammes rouges déchainées.
Drôle de choix vous me direz, mais c'est exactement cette représentation que j'ai en tête. Je ne compte pas le publier tout de suite. Je vais attendre de trouver un éditeur prêt à m'aider.
Ce soir, je me rend à côté de la cascade du parc. Je me demande pourquoi ils l'ont nommé le parc de l'Ange Noir. C'est sinistre comme nom pour un lieu aussi paradisiaque. Je demanderai à Aaron.
 
- Je te donne deux jours et pas un de plus ! s'écria un homme.
 
J'eus à peine le temps de tourner la tête pour chercher la provenance de ce cri que je me fis bousculer et me retrouvai à terre, mes papiers dispersés n'importe comment sur le sol.
 
- Vous pouvez pas faire..*se retourne* Oh désolé, s'excusa-t-il.
 
Je levai les yeux et fis face à un jeune homme d'une vingtaine d'années environs, peut-être vingt-cinq au plus. Grand brun ténébreux, une peau aussi pale que celle d'un vampire, les cheveux relevés en piques à l'arrière de la tête, seules deux grandes mèches encadrant son visage d'ange. Des yeux onyx, aussi noirs que les ténèbres, dans lesquels on se perdaient si l'on s'y aventurait. De par la phrase qu'il avait prononcée à mon égard, j'en déduis que sa voix était largement à la hauteur de son charisme. J'étais déroutée face à une telle beauté. Un vrai Dieu Grec. Un Apollon.
 
- C'est..c'est pas grave..., articulai-je.
 
Je m'accroupis et commençai à ramasser mes feuilles.
 
- Je vais vous aider, proposa-t-il.
- C'est bon vous..vous inquiétez pas..
 
Il s'était déjà penché et commençait à ramasser mes feuilles. Il s'arrêta un moment et regarda un à un plusieurs de mes croquis. Il leva les yeux vers moi et me regarda sérieusement.
 
- C'est vous qui faites tout ça ? demanda-t-il.
- Eh bien...oui..répondis-je gênée.
- C'est magnifique, déclara-t-il sérieusement.
- Oh, ce ne sont que des gribouillages et des textes sans importance, avouai-je.
- Non non non. C'est bien plus que ça.
- Et bien..si vous le dites.
- Je suis PDG de Music&Dream, un club artistique. Je suis sûr que vos ½uvres feraient un tabac.
- Un..club artistique ? demandai-je.
- Oui. Je recrute des gens qui veulent se faire connaitre. Nous avons des chanteurs, des danseurs, des dessinateurs, des écrivains, et d'autres encore. Nous sommes une petite troupe maintenant. Je fais moi-même partie d'un groupe de musique. Ça vous intéresserait ?
- Heu..C'est que...hésitai-je.
- On va dans un café pour en parler si vous voulez, me dit-il en souriant.
- C'est-à-dire que..
- S'il vous plait, insista-t-il.
- Et bien, pourquoi pas.
- Vous n'allez pas le regretter.
 
Tout en parlant, nous avons finit de ramasser toutes les feuilles et il m'avait aidée à me relever. Nous nous rendîmes donc au café le plus proche.
 
- Bonjour, une table du fond, c'est possible ? demanda le ténébreux.
- Bien sûr, suivez-moi. répondit la serveuse.
 
Elle nous guida jusqu'à une table à l'écart des autres, située entre deux palmiers d'intérieur.
 
- Parfait, merci. remercia le brun.
- Je vous en prie. Vous savez déjà ce que vous allez prendre ?
- Un cappuccino Noisette, déclarai-je.
- La même chose.
- Bien. Je vous apporte ça de suite.
 
Le silence régna quelques secondes. Ça en devenait presque gênant.
 
-Au fait, je me suis pas présenté. Sasuke Uchiha, dit-il avec un sourire en coin.
 
Waouh. Pas mal de femmes devaient craquer devant un sourire pareil.
 
- Sakura. Sakura Haruno. répondis-je quelque peu troublée.
- Ce serait plus simple de se tutoyer non ?
- Heu, oui. Pas de soucis, répondis-je en souriant à mon tour.
- Donc, j'ai cru apercevoir des chansons dans tes papiers. Tu chantes ?
- Oui. J'ai commencé à l'âge de dix ans.
- Je te propose quelque chose.
- Oui ?
- Disons, une exposition un peu spéciale. Je vais te faire passer un test pour voir ce que tu vaux en chant. Samedi, nous avons une grosse réception de prévue. Tes dessins seront exposés dans la salle, et toi tu monteras sur scène.
- Quoi ? Mais..-
- Tu as déjà fais de la scène ?
- Oui, mais c'était dans des petits cafés, avec des gens du quartier.
- Tu auras le temps de te familiariser. On fera une soirée au club pour te présenter aux autres membres.
- C'est pas un peu précipité ?
- J'ai la conviction que tu vaux bien plus que de l'or.
 
Je rougis violemment à cette remarque, ce qu'il du remarquer car il m'offrit le même sourire en coin que tout à l'heure et ne détacha pas son regard de moi quand la serveuse arriva pour apporter les cappuccinos.
 
- J'ai autre chose à te dire. Comme je te l'ai glissé tout à l'heure, je suis moi-même le chanteur d'un groupe de musique. Et nous recherchons une chanteuse. Nous faisons en ce moment-même un casting mais toutes les filles qui se présentent n'attendent qu'une chose. Être vues en notre présence, et se venter auprès de leurs copines qu'elles ont intégrer le groupe de Sasuke Uchiha. Par conséquent, ce casting devient très vite n'importe quoi. Je vais donc te poser une seule et unique question. Réfléchis bien. Veux-tu tenter l'expérience et passer le casting pour peut-être par la suite intégrer notre groupe ?
 
Nous nous sommes rencontrés il y a à peine une heure, et il semble déjà me faire confiance au point de me demander de chanter pour, ou plutôt avec lui. Ma raison avait beau me dire de réfléchir, mon c½ur lui, n'attendait qu'une seule chose: être enfin reconnue pour mon talent. Je levai les yeux vers Sasuke, le fixai un instant, puis mes lèvres se fendirent en un léger sourire:
 
- Allez.
 
Il m'offrit cette fois-ci un magnifique sourire. Pas un petit sourire en coin, non, un vrai sourire, dévoilant de magnifiques dents blanches parfaitement bien alignée. Cet homme est terriblement séduisant.
 
- Sinon, tu fais quoi dans la vie ?
- Oh, ce n'est pas très glorieux. J'ai quitté mes parents dès que j'ai atteins la majorité. Ensuite, je me suis débrouillée pour trouver un job et un appartement. Je travaille dans le restaurant qui fait l'angle de la rue suivante, vous devez sûrement connaître.
- Tu t'es embrouillée avec tes parents ?
 
Je baissai les yeux et soupirai. Je jouai nerveusement avec ma cuillère.
 
- Désolé, c'était indiscret comme question. Je..-
- C'est un peu plus compliqué qu'une simple dispute familiale, le coupai-je. Ils n'ont jamais accepté ma passion pour l'art. C'était quasiment devenue une drogue pour moi. Tous les jours, il fallait que je dessine ou que j'écrive. Je me rendais tous le temps dans mon jardin. Je n'avais pas d'amis. A quinze ans, j'ai commencé à faire la tournée des bars pour chanter les chansons que j'écrivais. Au bout de quelques mois, mes parents ont voulu déménager, pensant certainement que me faire changer d'air allait bouleverser quelque chose en moi. A dix-huit ans, j'ai donc pris l'initiative de partir de chez moi.
- Tu ne les as plus jamais revus ?
- Non. Et je ne cherche pas à les revoir à vrai dire. Enfin, passons. Et toi ? Tu fais quoi à part ce club ?
- J'ai arrêté ce que je faisais pour diriger le club à temps plein. J'étais dans l'entreprise de mon père.
 
Nous discutâmes ainsi durant environs une heure jusqu'à ce que..
 
- Merde, j'ai complètement zappé un rendez-vous ! Tu me rejoins demain au club, à l'adresse je je t'ai noté ? Disons..dix heures ?
- Ça me va, confirmai-je en souriant.
- Génial.
 
Nous nous levâmes en même temps. Je m'apprêtai à sortir un billet de mon portefeuille quand il encercla mon poignet de sa main.

- Tu rigoles ou quoi. Range ça.
- Mais le..-
- Je paye les deux. Une façon de..Remercier ? me dit-il en souriant.
- Oh. Merci alors.
 
Nous sortîmes du café, puis Sasuke se tourna vers moi.
 
- A demain ?
- A demain. assurai-je en lui souriant.
- Parfait.
 
Il s'avança et me fit la bise. J'étais un peu surprise, pensant qu'il allait simplement me serrer la main.
 
- Les belles demoiselles, on leur fait la bise. On ne leur serre pas la main. rétorqua-t-il narquoisement.
 
Il lit dans mes pensées, c'est pas possible autrement.
 
- Non, je ne lis pas dans les pensées, je les déduit.
 
Il m'offrit un dernier sourire avant de se retourner et de s'éloigner. En plus d'être séduisant et d'avoir une classe inimaginable, il est surprenant. Mes yeux s'abaissèrent le long de sa silhouette. Comme si ça ne suffisait pas, cet homme était magnifiquement bien foutu. Je secouai énergiquement la tête, comme pour chasser les mauvaises pensées qui m'envahissaient. J'avais pourtant dit que je ne me laisserai plus avoir..A croire que mon destin me pousse vers lui..
 
Même jour, 19h45, Appartement de Sakura.
 
- Je suis rentrée ! criai-je
 
Aaron sortit de la cuisine, une cuillère à la main, un tablier autour de la taille.
 
- T'as mis plus de temps que d'habitude aujourd'hui, me fit-il remarquer.
- J'ai fais une rencontre assez..inattendue, répliquai-je.
- Développe.
- Un homme, Sasuke Uchiha. Il veut que j'intègre son club d'art.
- Sasuke Uchiha tu dis ? Le gars le plus populaire de Konoha ? Comment sait-il que tu es une artiste?
- Il m'a bousculée dans le parc, et mes feuilles sont tombées. Il les a vues.
- C'est plutôt une bonne chose non ? Tu vas pouvoir te faire connaitre, me dit-il en souriant de toutes ses dents.
- Oui, mais c'est pas vraiment le problème..murmurai-je en me laissant tomber sur le canapé.
- C'est quoi alors ? me questionna-t-il.
- Sasuke est un très bel homme et..
 
Je n'achevai pas ma phrase. Il savait parfaitement ce que je voulais dire par là.
 
- Ah..soupira-t-il.
 
Il posa sa cuillère et vint s'asseoir près de moi.
 
- Tu as peur de tomber dans ses bras et qu'il te fasses souffrir ensuite. Juste ?
- Hm..marmonnai-je.
- Écoute, t'arrêtes pas à cette histoire. Les hommes ne sont pas tous les mêmes. Il y a ceux qui sont de vrais salopards, et ceux en qui tu peux à priori avoir confiance. Si tu sais pas ce que tu dois faire avec Sasuke, il y a quelque chose de très simple. Désormais, comme il te sera impossible de l'ignorer, joue avec lui. Et s'il a des sentiments pour toi, il va s'accrocher. Et là, tu te diras que tu as peut être trouver un homme bien.
- Tu crois ?
- Fais moi confiance. Et puis au pire, mais j'espère que ça n'arrivera pas, tu as toujours les bras de ton bon vieux Aaron, rigola-t-il.
 
Je ris doucement et me blottie contre lui, la tête dans son cou. Il encercla ma taille de ses bras forts et me berça doucement.
 
- Merci, chuchotai-je. Merci d'être là pour moi.
 
 

 
 © Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.
Tous Droits Réservés.

Tags : One shot ♥

One Shot ~ Live your dreams. Partie 2. 26/08/2011







Mercredi 7 Mai, 9h, Appartement de Sakura.

Par chance, aujourd'hui était le seul jour de la semaine où je ne travaillais pas. J'étais dans ma salle de bain, chantonnant ma chanson fétiche tout en me préparant. J'avais pris ma douche en deux minutes chrono, un record en ce qui me concerne. Les cheveux naturellement ondulés, je lissai seulement ma frange et déposai un serre-tête sur le haut de mon crâne. Je m'habillai d'un haut sans manches, d'un short en jean et de chaussures à talons. J'enfilai des boucles d'oreilles assez simples, puis me maquillai légèrement pour faire ressortir mes yeux verts. Je descendis, attrapai mon sac et fis la bise à Aaron.


- T'es magnifique, comme toujours, me complimenta-t-il.
- Toi aussi tu es beau en pyjama, me moquai-je.

En effet, ce dernier était vêtu seulement d'un boxer noir.


- La classe au naturel Saku, plaisanta-t-il.
- On en reparlera ! rigolai-je en m'éloignant.

Je sortis de l'appartement, saluai la voisine de palier toujours aux aguets d'un événement quelconque qui pourrait satisfaire sa journée, puis me dirigeai vers le garage. Je montai dans ma voiture et programmai l'adresse du club dans le GPS. Sept kilomètres. Ça va, ce n'était pas énormément loin.


Même jour, 9h55, Club artistique Music&Dream.

J'étais à présent devant un bâtiment assez important, devant lequel étaient soigneusement garées énormément de belles voitures. Heureusement que je ne me suis pas garée à côté, j'aurai fais tâche. Je pénétrai dans la bâtisse et me plantai devant l'accueil. Un jeune homme arriva.


- C'est pour quoi ?
- Hem..Sasuke Uchiha m'a donné rendez-vous.
- Bien. Vous montez au deuxième étage. Vous devriez le trouver dans les environs.
- Merci.

Je me rendis jusqu'aux escaliers et grimpai rapidement les deux étages. J'allais continuer sur ma lancée et marcher jusqu'à trouver une porte où je verrais écrit dessus "Sasuke Uchiha" en lettres capitales, mais une autre porte entrouverte m'interpela. Je m'approchai et découvris Sasuke, accroché à une poutre en bois, en pleine séance de tractions.
 
                                                                             Mon Dieu..
 
Fut la première pensée qui me traversa l'esprit. Si vous le voyiez comme je le voyais maintenant, vous ne douteriez pas une seule seconde. Cet homme était...atrocement séduisant. Oui, il était atrocement séduisant et furieusement sexy. J'eus à peine le temps d'avoir une quelconque pensée déplacée que sans même que je m'en sois rendue compte, il était devant moi, une serviette autour du cou. Je sursautai légèrement et le regardai sans trouver mot à dire. Pas la peine, puisqu'il prit la parole.


- C'est vilain de détailler les mecs en plein effort, souffla-t-il au creux de mon oreille.


Visiblement, je découvrais une nouvelle facette de Sasuke Uchiha.


- Non mais..je matais pas ! me défendis-je, rouge comme une écrevisse d'avoir été prise la main dans le sac.
- Bien sûr, et moi je suis chaste et pur. On ne me la fait pas, à moi.

D'accord, j'avais encore énormément à apprendre sur lui. Enfin si je repensais à ce que m'avait dis Aaron, il fallait que je m'amuse. Et bien, que le jeu commence !


- Ah ça je peux pas deviner. A toi de me le dire.
- Pas besoin de savoir. Il suffit de percevoir ce corps d'Apollon pour constater que je ne le suis plus.
- Il y a des gens super bien foutus qui sont toujours puceaux...ou vierges.
- A part les moines ou les bonnes s½urs je vois pas. Les autres en profitent, c'est normal.
- Je dois pas être normale alors..., chuchotai-je.
- Tu dis ?
- Rien d'important.
- Hn.
- Avec traduction ?
- Sans.
- Oh. Et puis pour revenir a nos moutons, tu ne pouvais pas savoir que je matais puisque tu faisais des tractions, lançai-je, victorieuse.
- Faux. De un, tu viens de te griller sans mon aide et de deux j'ai des yeux et je t'ai vue.
- Tss, marmonnai-je en détournant le regard.

Il m'énerve !


- Hn. *sourire sexy*
- Ôte toute suite ce sourire ! ordonnai-je
- Sinon ? demanda-t-il.
- Sinon..Sinon..Sinon rien. Mais j'aime pas ce genre de sourire malsains.
- C'est bon à savoir. chuchota-t-il.
- Pervers.
- Homme. Juste Homme.
- Et les hommes sont des pervers. Connu. Très connu. soufflais-je.
- Les femmes ne sont pas plus innocentes. rigola-t-il.
- A revoir.  La discussion dérive un peu là non ?
- Absolument pas. On aborde juste une autre facette du sujet, rien de plus.
- Oui enfin je venais pas pour parler de ça.
-  Vrai. Tu es venue admirer ma superbe musculature.
- Pas du tout ! me défendis-je.
- Quoi d'autre ? questionna-t-il.

Il semblerai qu'il ait la mémoire courte le Beau Gosse.


- Tu m'as demandé de passer pour les dessins et les textes.
- On pourrait peut être voir ça un peu plus tard.

Il me saisit par les hanches et me colla contre son torse encore nu.


- Qu'est-ce que tu fais ? demandai-je, surprise.
- Rien de malhonnête.
- J'aurai pourtant juré le contraire.
- Intéressant. Et quel serait mon but d'après vous, Mademoiselle Haruno ?
- C'est à vous de me le dire Monsieur Uchiha, dis-je, rentrant finalement dans son jeu.
- Je me laisse porter par les événements et je profite de la situation mais il y a danger pour les jeunes filles gourmandes, à force de vouloir l'être trop elles finissent par s'y bruler les ailes.
- Ne vous inquiétez pas pour mes ailes, cela fait longtemps qu'elles sont déjà brûlées..murmurai-je sensuellement.
- Aurais-tu un côté diablesse ?
- Huuum..Moi je suis un ange jeune homme...
- Un ange déchu puisque tu t'es brûlé les ailes, dit-il, charmeur.
- Je sais cacher mon jeu...
- Amusant. Alors quel est votre vrai visage Mademoiselle Haruno ?

Je me mis sur la pointe des pied pour atteindre son oreille.


- Je ne révèle pas mon secret jeune homme, ce serait trop facile sinon..
-  Dans ce cas là je me dois de le découvrir par moi même.

Il me fit reculer jusqu'au mur le plus proche et rapprocha dangereusement ses lèvres des miennes.


- Je ne cède pas à la torture...murmurai-je.
- Cela rend le jeu d'autant plus amusant.
- C'est vraiment...vraiment pas sérieux.
- Pas du tout. Mais c'est ce qui rend le jeu...attractif.

Sa voix était tremblante. Ses lèvres frôlèrent désormais les miennes.


- Je pense aussi..mais..j'aime torturer.

J'écartai subitement ma bouche de la sienne et l'embrassai dans le cou, lui faisant balancer la tête en arrière.


- Huum..Intéressant..

Je descendis mes baisers de plus en plus bas, me dirigeant dangereusement vers les pectoraux du brun. Se sentant certainement dominé par mes caresses, il reprit le dessus en me soulevant par les hanches jusqu'à son bassin. Je l'entourai de mes jambes, et le ténébreux commença à passer le bout de sa langue le long de mon cou. Je ne pus retenir de légers mais perceptibles gémissements.


- Je vois que je ne suis pas la seule..
- De toute évidence.

Il remonta vers ma bouche et fixa mes lèvres un instant.


 - Mais il faut travailler.

Il me relâcha et s'écarta lentement. Je me rendis compte qu'il venait juste de stopper un jeu qui devenait vraiment..chaud. C'est hallucinant le taux de Self-control que ce type possède !


- Hee..Oui. Bien sûr.
- Va dans mon bureau, je prend une douche et je te rejoins.

Le brun sortit de la pièce, et je devinai qu'il fallait que je fasse de même. Son bureau ne devait pas être très loin après tout si je l'avais trouvé ici. Je sortis et fis quelques pas dans un couloir qui semblait ne jamais se finir. Tout a coup, deux hommes assez baraqués se dressèrent devant moi. Je n'y prêtai pas de réelle attention et les dépassai rapidement.


- On dirait que le livreur de viande fraiche est passé ce matin, siffla le premier.
- C'est vrai qu'elle a un joli petit cul cette demoiselle dites moi !

Je me retournai violemment vers eux et les fixai assez méchamment. Pour qui ils se prenaient, ces deux-là?


- Je vous demande pardon ?
- Je disais que..Tu..avais de très belles fesses, hésita-t-il en se grattant l'arrière de la tête.
- Si tu voulais la serrer je crois que tu l'as où je pense et bien profond. rigola l'autre, assez fier.
- Technique de drague à deux balles.
- Je disais seulement ce que je pensais, se défendit-il.
- Moi c'est Itachi Uchiha, le grand frère de Sasuke. Je vais te conduire à son bureau.
- Moi c'est Deidara ! lança-t-il joyeusement. Je vous accompagne, des fois que vous vous trompiez de bureau.

Il lança un regard assez intense à Itachi.


- Wow, minute ! C'était quoi ce regard le blondinet ? demandai-je.
- Je connais Itachi comme ma poche. Il serait bien capable de se tromper de bureau juste pour passer du temps avec toi. Et comme je te veux avant lui, je l'en empêche. C'était un regard d'avertissement, rien de plus.
- C'était pas du tout mon intention ! se défendit le Brun.
- C'est ça, et moi je suis gay. souffla l'autre.
- Ce serait bien possible, t'as la tête appropriée. Et puis quoiqu'il en soit, je ne coucherai avec aucun de vous deux. En tout cas pas en pleine possession de mes moyens.
- Caractérielle ? Huumm..J'aime ! lança Itachi, le regard pétillant.
- Personne ne nous résiste bien longtemps, sache le Mademoiselle. ajouta le Blond.
- Haha..permet moi d'en douter. Tu peux tenter TOUT ce que tu voudras. Je ne craquerai pas. assurai-je.
- C'est ce que tu crois.
- Vous avez rien d'autre à faire que de draguer tout ce qui bouge ? lança désespérément Sasuke qui venait d'arriver.
- Oh Sasuke ! lança le brun. Mon petit frère adoré !

Il s'avança vers lui et le serra fermement dans ses bras. Sasuke quant à lui ne semblait pas le moins du monde être affecté par cette étreinte. Je dirais même..


- Si tu restes trois secondes de plus dans cette position, je te promets que tu ne pourras plus jamais procurer de plaisir à une femme.

Pas du tout.


- Héé..Calme, calme..articula-t-il tout en relâchant son cadet.
- C'est fou l'amour fraternel qu'il peut y avoir entre les Uchiha quand même, lança la Rose.
- Oh, tu en verras d'autres bien pire encore. La c'est banal à côté de ce qu'ils peuvent se dire parfois. avoua le Blond.
- Sakura !
- Oui ? demandai-je.
- On a du travail.

Sasuke n'attendit aucune réponse de ma part et se rendit à  son bureau. Il se retourna et m'attendit dans l'encadrement de la porte en bois.


- Et bien, à bientôt les garçons..murmurai-je sensuellement avant de m'éloigner telle un mannequin sur un podium.
- Je l'aurais un jour. Je l'aurai ! s'exclamèrent d'une seule voix les deux amis.

Une fois arrivée à son niveau, Sasuke me regarda malicieusement
.

- Tu es une allumeuse, constata-t-il en souriant très légèrement.
- Pas le moins du monde. C'est juste amusant de les voir baver sur ce qu'ils n'auront jamais.

J'effleurai son torse du bout des doigts et pénétrai dans la pièce.


- Et moi, je l'aurai ? lança soudainement le brun.
- Nous ne devions pas travailler ?
- Hn.

Je le vit clairement se renfrogner. Je m'approchai doucement de lui.


- Vexé ?
- Pas du tout.
- Sûr..? murmurai-je.
- Certain.

Je ne cédai pas et le regardai intensément.


- D'accord d'accord ! Un tout petit peu. Mais je t'en supplie, arrête de me regarder comme ça.
- Te regarder comment ? m'enquis-je.
- Comme tu viens de le faire à l'instant. Ça me déconcentre. A ce train là on ne risque pas d'arriver à quelque chose.

Il ne sait vraiment pas ce qu'il veut, je vous le dis moi ! Sans prendre la peine de continuer cette conversation, je pivotai et m'assis sur la chaise en face du bureau en bois massif. Remarque, lui pouvait se permettre ce qu'il voulait. Il était Beau, riche, intelligent -je suppose-..


- Qu'as tu amené ?

Et puis il devaitavoir, comme il l'avait dit, toutes les filles à ses pieds. Aaron, je me souviendrai longtemps de tes conseils avisés !


- Un problème ?

Je levai la tête et aperçus qu'il attendait une réponse. J'étais tellement dans mes pensées que je n'ai même pas remarqué qu'il m'avait adressé la parole.


- Absolument pas.

Il valait mieux que je reste distante par rapport à cette histoire finalement.


- Parfait. Montre moi ce que tu as apporté.

C'était dont ça qu'il m'avait demandé lorsque je n'écoutais pas. Plutôt logique, si j'étais là aujourd'hui c'était pour ça en particulier non ? Je tendis le bras et déposai devant lui ma pochette contenant les ½uvres que j'avais ramené. Je ne les avais pas toutes emportées, vous imaginez combien de pochettes il m'aurait fallut? Il la saisit et feuilleta promptement le tout.


- Tu as un très beau coup de crayon. Je viens de lire la dernière chanson. Magnifique également mais assez mélancolique. Tu..Tu es amoureuse ?
- Étais. J'étais amoureuse. C'était d'ailleurs une grave erreur. J'ai gardé la chanson car je la trouvais bien structurée, bien rythmée. Autrement je l'aurai déjà jetée.
- Tu veux m'en dire plus ?
- Nous ne sommes pas là pour étaler sa vie privée, si ?
- Hn.

Il me regarda un instant et sembla réfléchir. C'est au bout d'une longue minute qu'il glissa le texte devant moi. C'est devant mon air interrogateur qu'il précisa :


- Chante la moi.
- Pardon ?
- Tu as très bien compris. Chante moi ta chanson.
- Là, tout de suite ? Je n'ai même pas la musique de fond.
- Tu m'as dis que tu savais jouer de la guitare, mais également du piano n'est-ce pas ?
- Pas énormément, avouai-je.
- Juste assez pour me chanter cette chanson. Je suis sûr que tu peux le faire, insista le Brun.
- Si c'est une catastrophe ce sera de ta faute.

Il me sembla qu'il sourit à ma remarque. Je me levai, me dirigeai vers l'immense piano noir qui ornait l'un des murs de cette pièce, il fallait le dire, assez modeste. Je m'installai sur le tabouret de cuir également noir, et déposai délicatement mes doigts sur le clavier.

- Tu ne prends pas le texte ? demanda-t-il.
- Je connais la chanson par c½ur. Pour cause, c'est quand même moi qui l'ai écrite.
- Vrai. Tu peux y aller, je t'écoute.

Mes mains tremblaient légèrement. Pourtant je m'étais donné plus d'une fois en public. Mais sentir son regard posé sur moi, me fixant avec intensité, me désarmai complètement. Je m'efforçai de ne pas le regarder, et de me concentrer sur les touches brillantes du piano. Mes doigts s'élancèrent sur le clavier pour donner la première note. La suite s'enchaina naturellement, comme si j'avais fait ça toute ma vie. Ma propre aisance devant un tel instrument me surpris vivement. Au fur et à mesure que les notes résonnaient, ma voix s'élevait. Le seul instrument avec lequel j'étais vraiment à l'aise était sans aucune hésitation ma voix. Je la travaillais tous les jours, autant sous la douche qu'en marchant dans la rue, mais également à l'appartement ou dans le parc. Mes paupières se fermèrent et je me laissai emporter par le rythme de la musique, mes doigts courant toujours à une vitesse folle sur les touches noires et blanches. Une larme roula silencieusement sur ma joue tandis que, les paupières closes, je m'abandonnai totalement. Lorsque la dernière note vibra, mes mains s'immobilisèrent, patientant jusqu'au silence absolu. Mes yeux s'ouvrirent doucement, ne voulant pas brusquer ce retour à la réalité. Mon regard se dirigea presque automatiquement vers Sasuke. Il semblait ne pas m'avoir quittée des yeux de toute la chanson, puisque ils restèrent plantés dans les miens encore un instant, sans qu'il ne bouge, sans qu'il ne prononce quoi que ce soit. On aurait même pas dit qu'il réfléchissait non, il semblait complètement..bloqué. Ne détachant toujours pas son regard du mien, ses lèvres remuèrent enfin.


- Depuis quand mon bureau est-il un moulin ?

Complètement désorientée par sa question qui, posée à mon égard, n'avait aucun sens, je tournai légèrement la tête pour apercevoir, dans l'entrebâillement de la porte, Deidara et Itachi, eux aussi totalement -je suppose- absorbés par la chanson, jusqu'à ce que Sasuke leur eut adressé la parole. Les deux jeunes hommes se regardèrent, puis haussèrent les épaules.


- Auriez-vous donc l'obligeance de le quitter aussi vite que vous l'avez pénétré ?

Cela ressemblait plus fortement à un ordre qu'à une question.


- Avant de sortir, Sasuke.

L'ainé du Brun se tourna vers lui et le regarda on ne peut plus sérieusement.


- Cette nana est unique. Et là je ne parle pas de son physique ni même de son caractère, bien qu'elle soit unique sur ce point également. Tu ne trouvera aucune voix à la hauteur de la sienne.

Puis il se tourna vers moi.


- Je te félicite pour cette performance Miss. Te laisse pas intimider par mon frère. Il peut faire son dur mais au fond c'est un vrai c½ur d'artichaut.

Sur ces derniers mots, ils quittèrent tous deux la pièce. Sasuke me fixa à nouveau de ses yeux sombres si..attirants.  


- Tu..commença-t-il, puis il s'interrompit.

Il se leva doucement de sa chaise et vint s'assoir près de moi sur le tabouret de cuir. Il glissa sa main droite sur le piano et en sortit quelques notes, avant de pivoter vers moi et de plonger une nouvelle fois son regard dans le mien.


- Je ne comprends pas pourquoi tu appréhendais le fait de jouer du piano. Tu as été..légère, douce. C'était magnifique. Tu as une voix hors normes.

Il leva son bras et déposa délicatement sa main sur ma joue. Il essuya avec son pouce la larme qui s'était échappée de mes yeux durant la chanson. Je l'avais totalement oubliée.
Il attarda sa main sur ma mâchoire, la glissa dans mon cou, puis finit par l'enlever. C'était hallucinant comment il pouvait passer de froid et distant à doux et chaleureux. Bien que j'avais décidé de rester distante par rapport à ce qu'il c'était passé,je regrettai soudainement le contact de sa main chaude et virile sur ma joue.


- Il est temps de te présenter aux autres.



*~*



- Pauvre âme égarée dans les profondeurs des Ténèbres ..
- Oh Deidara, tu veux pas changer de disque mec ? lança désespérément une voix.
- A quoi bon se prendre le chou, il faut trouver la paix intérieure mes frères.
- Hidan ?
- Pour vous servir ?
- Sincèrement ? Ta gueule alors, ça marche ?
- Un jour viendra où tu me seras inférieur, pauvre gland.
- Ce jour-là, les cochons auront des ailes.
- Red-Bull donne des ailes ! hurla le Blond.
- De vrais bébés. Gouzi-Gouzi-Gouzi !
- Votre discussion frôle la dérision les mecs. Sérieux, dites moi que vous êtes pas aussi cons que vous en avez l'air.
- Vous entendez ce bruit ?
- Sorry, ce doit être les haricots rouges de ce midi.
- Oh man t'es dégueu ! Bouge de là !
- Yeeeeeeeeeees !
- Qu'est-ce qu'il a lui ? lança l'ainé Uchiha.
- J'tai niqué au Démineur p'tit puceau !
- Hé Salamèche, si moi je suis puceau il neige au Sahara.
- Et t'as été vérifier ?
- Les Cavaliers de l'Apocalypse vont ravager le monde en 5 mois ! hurla Deidara.
- A chier, marmonna Sasori. On est six milliards avec des Tanks, et ils sont quatre avec des Poneys.
- Quelle typologie profonde et recherchée, ironisa Itachi.


Sasuke m'avait fait signe de m'arrêter pour écouter la conversation qu'entretenait le groupe dans la pièce voisine. D'après la tête qu'il faisait à ce moment même, il était désespérément désespéré.


- Tu en as assez entendu je crois ? tentai-je.
- Je ne crois pas..
- Mais pourq-
- ..Je suis sûr. termina-t-il.

Il attrapa ma main et m'entraina dans la dite pièce, attirant ainsi tous les regards et coupant court à toutes les discussions. Les regards n'étaient absolument pas posés sur nous, non, ils étaient posés sur moi. Moi, la petite nouvelle qui allait bouleverser leurs petites habitudes. 



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

C'était la Seconde partie du One Shot "Live your dreams".
J'espère qu'elle vous a plu, j'ai essayé de faire du mieux que j'ai pu.
Certains s'attendaient peut être à un One Shot basé simplement sur l'art, et bien non ! Vous vous doutez bien que je ne fais jamais sans une petite histoire d'amour !
Vous verrez par la suite comment la relation évolue.
Je précise que je ne suis pas une musicienne née, donc je ne sais pas vraiment si j'ai bien décris les émotions de Sakura lorsqu'elle joue du piano.
Pour ce qui est de la conversation entre les membres de l'Akatsuki, j'ai manqué cruellement d'imagination, alors je ne pense pas qu'elle soit définitive.

N'hésitez pas à laisser vos impressions sur cette deuxième partie, et dites moi si jamais vous remarquez un erreur quelque part, je la corrigerai !

Maddy. ♥

Tags : One shot ♥

One Shot ~ Live your dreams. Partie 3. 04/02/2012


A lire avant de commencer la lecture ! /!\
 
Certains faits ont été changés dans l'histoire, notamment la fin. Sakura ne passera plus seule sur scène, et ses dessins ne seront plus afficher dans la salle. Trouvant cette idée plutôt plate, j'ai décidé de faire des modifications. Certaines phrases seront changées dans les deux premières parties publiées, mais je ferai ces changements lorsque le One Shot sera intégralement en ligne. Tout est dit, je crois. Je vous souhaite donc une agréable lecture!
 
Maddy ♥
 
 
 
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 
 
- Sasuke, tu crois qu'ils vont m'accepter ? Je veux dire, je l'ai bien vu, vous formez une grande famille.
- Tu n'as pas fait attention à leur attitude envers toi ? C'est déjà fait ma belle. Tu fais partie de cette famille désormais, confia le Brun.
- Je ne vous décevrai pas, assurai-je.
- J'en suis persuadé.
 
J'avais appréhendé la rencontre avec toute la troupe, mais tout c'était finalement passé pour le mieux. Au total, si j'avais bien compté, ils étaient dix-sept. Il y avait tout d'abord le groupe de Sasuke, les Shadows, qui se composait de Naruto, le batteur, Shikamaru, le bassiste, Neji, le guitariste, et Gaara, le deuxième chanteur -le premier étant Sasuke-. Ensuite, il y avait une petite troupe de cinq danseurs, les AC -Ambitious Crew-. Itachi et Deidara, que j'avais déjà croisés tout à l'heure, Kiba, Sai, et enfin Sasori. Hidan et Pein, qui étaient restés assez à l'écart durant les présentations étaient respectivement ingénieur du son et dessinateur. Enfin, cinq filles se perdaient parmi les douze garçons. Konan, d'après ce que j'avais compris, était architecte d'intérieur mais également décoratrice. C'est elle qui s'occupait de la décoration de la salle et du décor de la scène lorsque des spectacles ou des concerts étaient organisés. Tenten elle, écrit quelques unes des chansons des Shadows et étant chorégraphe, met au point des chorégraphies pour les AC. Ino et Hinata sont les maquilleuses des Shadows et des AC. Pour finir, Temari s'occupe de gérer le club. Elle prend des rendez-vous, fixe des dates de concert .. Cependant, Sasuke étant le grand patron en plus d'être chanteur des Shadows, c'était lui qui rencontrait les producteurs ou toute autre personne importante.
 
Après avoir déjeuner tous ensemble, chacun retourna à ses occupations.
 
- Tu ne vois aucun inconvénient à ce qu'on répète tous les deux aujourd'hui ? demanda Sasuke.
- Pas du tout.
- Bien. Suis-moi, on va répéter dans mon studio privé.
- Studio privé ? répétai-je, abasourdie.
- Un problème ?
- Non non. Je me disais juste .. Putain non mais studio privé quoi ! lâchai-je finalement.
 
Sasuke se mit à rire. Pas un éclat de rire comme on peut avoir avec ses potes, non, un beau rire, un vrai. Doux, cristallin.
 
- Et oui Miss. Un studio privé. Et encore, tu n'as pas tout vu.
 
Lorsque nous arrivons dans le fameux studio privé, je ne peux m'empêcher d'être émerveillée. Tout ce que j'avais rêvé avoir jusqu'ici se trouvait sous mes yeux. La pièce était divisée en deux parties: D'un côté les tables de mixages et les écrans et de l'autre les micros, les instruments et les casques. La lumière légèrement tamisée, donc beaucoup moins agressive, devait sans doute rendre le travail beaucoup plus agréable. La décoration était simple, mais très bien choisie. Ce devait sûrement être une oeuvre de Konan.
 
- D'après ton apparent émerveillement, j'en déduis que ça te plait.
- C'est magnifique, vraiment.
- Viens, il faut que je t'explique le programme de la rencontre de samedi.
 
Après avoir prit quelques papiers sur son bureau, il m'invita à m'asseoir dans un des deux seuls canapés crème de la pièce.
 
- Tout d'abord, le club adverse est au courant que nous avons une nouvelle recrue. Ils savaient que nous recherchions une chanteuse, et lorsque je t'ai intégrée aux Shadows, j'ai du le spécifier aux organisateurs de la rencontre, m'annonça Sasuke.
- Et alors quoi ? Ils vont tenter de m'intimider, ou un autre truc du genre pour que l'on perde ?
- J'espère pas, mais on peut s'attendre à tout avec eux.
- J'imagine.
- Quoiqu'il en soit, il ne faudra pas que tu te laisse influencer. Ils peuvent être très persuasifs parfois.
- Pour qui te me prends ? Je me suis engagée, ce n'est pas pour aller voir ailleurs, et certainement pas de l'autre côté de la barrière.
- On est d'accord. Alors, en ce qui concerne la rencontre.
 
Il feuilleta les papiers qu'il avait apporté.
 
- Il y aura quatre solos, un duo, deux avec le groupe au complet, et une danse. Pour les solos, on fait deux deux. Ca te va ?
- Parfait. Et le duo, c'est nous deux ?
- Oui. Je n'ai pas encore trouvé quelle chanson chanter, puisqu'il y a encore trois jours, tu n'étais pas parmi nous.
- Je dois en avoir un que j'avais écris il y a quelques temps, chez moi. Je le ramènerai, tu pourras toujours y jeter un coup d'½il.
- Tu as déjà fait des duos ?
- Non, mais je m'étais dit que ça servirait certainement, un de ces jours.
- Hn. *sourit* Aujourd'hui, on va simplement répéter les solos. Tu veux démarrer où bien j'y vais ?
- Je te laisse l'honneur d'y aller. Après tout, tu m'as entendu chanter et toujours pas moi, répondis-je narquoisement.
- Bien joué.
 
Il se leva de son canapé et s'installa sur un grand tabouret derrière un micro. Il attrapa une petite télécommande noire, appuya sur deux ou trois boutons, et une musique démarra. Saisissant le micro d'une main, il débuta sa chanson. Dès le début, je fus complètement absorbée par le rythme. Et sa voix.. Mon dieu, sa voix était tout simplement exceptionnelle, hallucinante. Mes yeux ne purent se détacher des siens que lorsque la dernière note résonna. Je gardais le silence encore quelques secondes, puis me décidai à parler.
 
- Sasuke tu.. Wouah. J'ai rarement entendu une voix masculine à la hauteur de la tienne. Tu as un timbre de voix impressionnant !
- Maintenant, montre moi ce que tu as dans le ventre, me défia-t-il, bien qu'il m'ai déjà entendue chanter.
 
Il voulait voir ce que j'avais dans le ventre ? Il n'allait pas être déçu.
 
- Je peux t'emprunter ta guitare ?
- Fais comme chez toi.
 
 Tandis que je m'installai sur le tabouret sur lequel était assis Sasuke précédemment, ce dernier s'installa dans un canapé, et me regarda.
 
- Qu'est-ce que tu vas chanter ?
- Ma dernière composition en date. J'espère qu'elle va te plaire.
 
Je pris une profonde inspiration et grattai les premières notes sur la guitare. Je fus instantanément transportée. Cette sensation de bien-être, je l'avais à chaque fois que je jouais ou que je chantais. Le regard du Ténébreux naviguait entre la guitare et moi, s'arrêtant tout de même beaucoup plus souvent sur moi. Il était concentré. Comment je le savais ? Simple, j'ai remarqué qu'à chaque fois qu'il était concentré, il fronçait inconsciemment les sourcils. Ma voix s'éteignit au même moment que la dernière note. Je restai assise sur le tabouret, sans bouger, attendant le verdict de l'Uchiha. S'étant installé confortablement dans son fauteuil au cours de la chanson, il se redressa légèrement et me fixa.
 
- Il faut absolument que tu chantes cette chanson à la rencontre. Elle est sublime.
- Je.. Merci beaucoup.
- Ta voix y est pour beaucoup. Je ne regrette vraiment pas de t'avoir bousculée dans ce parc, rigola-t-il.
 
 
Nous avons répété ainsi durant tout l'après midi, jusqu'à environ dix-huit heures. Il m'avait expliqué que l'on devrait travailler dur pour avoir une chance de gagner, même si nos voix nous offraient un réel avantage. Je lui avais alors promis de venir le soir, après le travail, au lieu de me rendre au parc. Je sortis de l'ascenseur et traversai le hall pour rejoindre la porte d'entrée. Alors que je me dirigeai vers ma voiture -garée un peu plus loin-, une grande rousse m'interpela.
 
- Alors c'est toi, la fameuse Sakura Haruno.
 
Elle me tutoie ? Ca commence mal. Elle connaît mon nom ? C'est mauvais signe.
 
- A qui ai-je l'honneur ? demandai-je.
- Karin Kimura, lança-t-elle, peut-être un peu trop fièrement.
- Bien. Et que me voulez-vous ?
- J'ai cru entendre que tu étais la nouvelle petite protégée de Sasuke.
- Je suis nouvelle au sein du Club, en effet.
 
Ne sachant pas réellement à quel genre de personne j'avais affaire, je préférais rester évasive dans les réponses que je donnais.
 
- Ecoute moi bien, petite. Vu ta carrure, tu dois pas avoir grand chose sous le capot. Tu ne vas pas faire long feu face aux chanteurs que tu vas rencontrer samedi prochain. Si j'étais toi, je lâcherais l'affaire maintenant, pour éviter de m'humilier.
- Pour me faire un discours du genre, vous devez sûrement faire partie du Club que l'on va affronter samedi. Alors laissez moi vous dire une chose: La victoire appartient à celui qui y croit le plus. Et pour en arriver à tenter de décourager l'adversaire, vous ne devez pas être certaine du talent de votre groupe. Je me trompe ?
- Soit tu es courageuse, soit tu es complètement inconsciente.
- Peut être les deux, qui sait ?
- Sale petite gamine impertinente. La victoire t'es inaccessible.
- Il n'y a que les imbéciles qui abandonnent l'inaccessible.
 
Je ne pris pas la peine de continuer cette conversation et la plantais sur cette dernière réplique. Quand Sasuke m'avait dit que le groupe adverse tenterait de nous déstabiliser, je ne pensais pas que ce serait aussi rapide.
 
 
Plus loin...
 
- Kyo, c'est moi.
- Alors ?
- Comme je m'en doutais, ça n'a absolument pas fonctionné.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Ce qu'on avait prévu en cas d'échec du plan A. Trouve les moi, et fais les venir pour samedi. Cette petite surprise risque de faire du bruit .. *sourit*
 
 
Samedi 17 Mai, 9h, Appartement de Sakura.
 
 
Dix jours étaient passés depuis la rencontre avec le groupe, la répétition avec Sasuke et la discussion avec Karin. En ce qui concernait ce dernier point, je n'avais pas pris la peine d'en parler à Sasuke. A quoi bon l'inquiéter, de toute façon rien ne pouvait me déstabiliser. Je croyais dur comme fer à notre victoire, parce oui, nous allions gagner. Cependant, en me levant ce matin, j'avais eu comme un pressentiment. Un mauvais pressentiment. Comme si quelque chose allait se passer aujourd'hui, quelque chose de pas vraiment bon pour moi. J'avais beau être restée de marbre devant Karin, j'ai quand même réfléchis sur notre discussion. Si elle était autant déterminée à me décourager, pourquoi se limiterait-elle à une simple menace ? Pourquoi n'irait-elle pas plus loin ? Je connais bien ce genre de personnes, et lorsqu'elles veulent quelque chose, improbable ou non, elles l'obtiennent. Quel qu'en soit le prix.
Pour le duo que je devais interpréter avec Sasuke, j'avais retourné tous mes papiers, et avais enfin finit par retrouver cette fameuse chanson que j'avais écrite il y a de ça déjà deux ans. Je me souviens parfaitement l'avoir écrite un jour de pluie. Je sortais d'une histoire douloureuse, et mon seul échappatoire était l'écriture. Juste l'écriture. D'ordinaire, il me fallait au minimum une journée pour composer quelque chose de correct. Celle-ci m'avais demandé trois heures. J'étais dans un tout autre monde. Rien ne pouvait me détacher de mes feuilles. Jamais ce jour là, je n'aurais pensé la chanter devant une salle entière. En effet, lorsque j'ai montré le texte à Sasuke, lui rappelant que ce n'était qu'un  brouillon écrit à la va-vite, il avait été médusé. Par la suite, il avait travaillé nuit et jour pour trouver un rythme sur lequel calquer les paroles. Lundi, juste après le déjeuner, il avait tenu à me faire écouter quelque chose. Quand il a chanté la chanson, je n'en croyais pas mes yeux. Elle était tellement .. sublime. A chaque fois que nous la répétions, nous aurions pu croire une gamine venant de recevoir le jouet qu'elle attendait depuis une éternité. Le ténor de Sasuke se mariait absolument bien avec ma voix, et d'après les autres membres des Shadows, notre interprétation était magique. "Vous allez faire un carton !", répétaient-ils constamment. Plus les minutes passaient, et plus le trac montait. Plus que quelques heures, et je me retrouverai face à des centaines de personnes. Cette fois-ci, les rôles s'inversaient. C'était moi sur le devant de la scène. C'était moi qui allait être projetée sur les grands écrans.
 
C'était moi.
 
Ne retrouvant pas le sommeil, je m'étais levée à huit heures et demi et avais répété mes deux solos. Ce n'est qu'au bout d'une demi heure environ que je me demandais si je n'avais pas ..
 
- Sakura !
 
.. Réveillé Aaron.
 
- Désolée ! criai-je.
 
Je l'entendis se lever et des pas résonnèrent dans le couloir. Assise sur mon lit, face à la porte, je regardai mon colocataire adossé contre l'entrebâillement de la porte.
 
- Je suis vraiment désolée de t'avoir réveillé.
 
Il ne dit rien et vint s'asseoir près de moi. Il posa ses mains sur mes épaules et entrepris quelques gestes circulaires.
 
- Tu es beaucoup trop tendue ma belle.
- Comment veux-tu que je ne le sois pas ?
- Est-ce que tu te rends compte de la puissance de ta voix ? De la fraîcheur que tu dégage lorsque tu chantes ? Personne ce soir n'est en position de te faire de l'ombre. Et crois moi, je t'ai assez entendue chanter pour savoir ce que je dis, me rassura-t-il.
 
Aaron avait toujours été sincère et honnête avec moi, et c'était une de ses principales qualités. Il disait les choses telles qu'elles étaient. Il m'avait toujours soutenue, que ce soit après ma rupture ou dans la musique. Jamais il ne m'avait laissée tomber. Et rien que pour ça, il occupait une place des plus importantes dans ma vie. Il était comme le frère que je n'avais jamais eu.
 
- J'ai un mauvais pressentiment pour ce soir.
- Je viens de te dire que ..
- Je ne te parle pas de ça, le coupai-je. Non, autre chose, mais je n'arrive pas à savoir quoi.
- Tu penses que ça a un rapport avec Karin ?
 
Contrairement à Sasuke, je lui avais tout raconté à propos de la discussion que j'avais eu avec la rousse.
 
- Oui.
- Sérieusement Sakura, regarde moi.
 
Je me tournai vers lui, et il m'attrapa le menton.
 
- J'ai jamais, dans ma courte vie, croisé quelqu'un d'aussi déterminé que toi. Tu n'as jamais rien laissé tomber. Tu as su prendre ta vie en main, et maintenant, regarde où ça t'as menée. Tu vas monter sur scène, tu vas montrer à tout le monde ce que tu as dans le ventre. Après ce soir, ils se souviendront tous du nom de Sakura Haruno, crois moi. Et puis cette Karin, cette mégère, qu'est-ce qu'elle sait sur toi ? Rien, que dalle, nada ! *je ris* Alors tu vas me faire plaisir, et tu vas me faire un joli sourire, avant d'aller t'habiller, parce que dans exactement deux heures, le beau prince vient te chercher dans son carrosse.
 
Il avait sourit en disant cette dernière phrase.
 
- Sasuke n'est que mon partenaire de chant, lâchai-je en souriant.
 
Aaron se leva de mon lit et se dirigea vers la porte en faisant mine de se boucher les oreilles.
 
- "Sasuke n'est que mon partenaire de chant", non mais écoutez-moi la celle là !
 
Je le regardais en riant jusqu'à ce qu'il disparaisse au coin de l'escalier. Je pris ma douche en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, m'habillai simplement pour les répétitions, et descendis déjeuner avec mes textes à la main.
 
- Miss, tu les connais par c½ur tes textes, alors dis moi pourquoi tu te les trimballe à la main ?
- Ben .. je sais pas. Ca me rassure ?
- Allez, dis pas n'importe quoi, et déjeune. Si tu ne manges pas, tu vas perdre des forces, et ça m'embêterait d'être plus en forme que toi, me lança-t-il malicieusement.
- Ca mon gars, c'est pas demain la veille.
- Voilàà ! C'est une Sakura comme ça que je veux moi ! Une Sakura qui a la niaque ! Une Sakura prête à relever tous les défis !
- Tu sais quoi Aaron ?
- Dis moi tout mon chou.
 
 
Je me penchai légèrement sur la table, pour me rapprocher de lui, et le regarda fixement dans les yeux.
 
- Les défis, je ne fais pas que les relever. Je les gagne.
 
 
Même jour, 11h, voiture de Sasuke.
 
 
- Sasuke, ce n'est pas le chemin du club.
- Je sais.
- Où est-ce qu'on va ? demandai-je intriguée.
- Se vider la tête, me répondit-il simplement.
 
Un étrange sourire étirait ses lèvres. Au bout d'une vingtaine de minutes environ, la voiture se stoppa enfin. Lorsque je regardai par la fenêtre, je ne vis qu'un terrain vague, certainement abandonné, cerné de quelques ruines. Sasuke coupa le moteur, et s'extirpa gracieusement de la voiture avant de faire le tour à une vitesse affolante pour m'ouvrir la portière. Je descendis et l'interrogeai du regard.
 
- Crois moi, tu vas apprécier.
 
Nous marchâmes quelques instants avant d'arriver au bord de ce qui semblait être une colline. Je m'arrêtai à quelques mètres, alors que Sasuke avançait toujours. Remarquant que je ne le suivait pas, il se retourna.
 
- Tu ne viens pas ?
- J'ai le vertige.
 
Il me toisa un instant avant de rebrousser chemin et d'attraper ma main.
 
- Tu ne crains rien, tant que je suis là.
 
Je lui répondis simplement par un hochement de tête. Il me tira jusqu'au bord, se positionna derrière moi, et déposa ses mains sur ma taille. Ce geste m'offrit un frisson incontrôlable, mais j'en fis très vite abstraction lorsque mon regard se posa sur le paysage qui s'offrait à moi. Je me figeai, le souffle coupé.
 
- Pas mal, hein ?
 
Pas mal ? Il plaisante j'espère ! Cette vue imprenable sur l'horizon était tout bonnement sublime ! Un ciel sans nuage, un soleil brûlant, la ville que l'on avait parfois du mal à apprécier de près, l'immensité de la forêt, et la mer à perte de vue. Je ne pus m'empêcher de penser que cette vue aurait donné un dessin magnifique. Je demanderai à Sasuke de m'y remmener un jour.
 
 
- C'est .. Mon dieu, je ne trouve même pas les mots qu'il faut.
- Maintenant, cries. De toutes tes forces.
- Tu parles sérieusement ?
- On ne peut plus. Je fais ça avant chaque concert. Ca fait un bien fou, je t'assures.
 
Il s'écarta de moi, faisant -sans doute inconsciemment- glisser ses mains sur mes hanches. Il s'approcha dangereusement du vide, et hurla. Quand il s'arrêta, il pivota vers moi.
 
- A ton tour, vas-y, m'encouragea-t-il.
- Je..
- Si ça peut t'aider, pense à quelque chose qui te révulse, ou bien à quelqu'un qui t'as déçue.
 
A ces paroles, je sus immédiatement à quelles personnes penser. Oui, parce qu'il y en avait plusieurs. Trois, plus exactement. Je détachai mon regard de Sasuke et, prenant mon courage à deux mains, me rapprocha du bord. Je levai la tête, fixai un point invisible dans le ciel, et fis sortir tout ce qui était resté enfoui durant des années. Essoufflée, je me laissai tombée dans l'herbe encore humide.
 
- Tu vois que tu en avais besoin. Ca soulage pas vrai ?
- En effet, aquiessai-je.
 
Il se rapprocha et s'assis près de moi.
 
- Tu a pensé à tes parents, n'est-ce pas ?
 
J'avais complètement oublié que je lui avais parlé de mon passé lorsque nous nous sommes rencontrés.
 
- Il n'y avait pas qu'eux, mais .. Oui, j'y ai pensé.
- Ne pense plus à eux, laisse ton passé derrière toi, et avance. Tu as tout ce qu'il faut pour y arrive,. me confia-t-il sérieusement.
 
Nous avons discuté encore quelques minutes, puis nous sommes rentrés au club pour répéter avec la troupe. Visiblement, nous étions tous au point. La rencontre de ce soir n'avait pas lieu ici, ni chez le club adverse, mais dans une immense salle prévue pour des occasions comme celle-ci.
 
- Il va falloir qu'on y aille, il faut être à la salle environ deux heures avant les spectateurs, annonça Konan.
 
En effet, nous avions travailler tout l'après midi, et il était désormais presque dix-sept heures trente.
 
 - Je me suis occupée de charger le matériel dans les voitures avec Kiba, donc tout est prêt, nous n'avons plus qu'à partir, annonça Ino.
 
Toute la troupe s'était répartie dans quatre voitures. Pour ma part, je me trouvais dans celle de Sasuke, avec Naruto Gaara et Shikamaru. Il nous aura fallut à peine une dizaine de minutes pour arriver devant la salle dans laquelle nous allions jouer. Bien que nous avions deux bonnes heures d'avance, des spectateurs étaient déjà présents sur place, attendant avec impatience les deux célèbres groupes de musique. Sasuke se gara sur un parking privé, à l'écart des véhicules des spectateurs. Nous sortîmes de la voiture, et le Brun vint se placer à mes côtés.
 
- J'espère que tu as l'habitude de la foule, me lança-t-il.
- J'ai vécu avec toute ma vie !
 
J'espère vivement qu'il avait distingué la pointe d'ironie dans ma voix. Ce fut apparemment le cas, puisqu'il passa son bras autour de ma taille, et se pencha vers mon oreille.
 
- Alors je te conseille de rester près de moi.
 
Je ne répondis pas, mais puisque je ne me détachai pas de lui, il prit mon geste pour un accord. Pour rentrer dans la salle, pas d'autre solution que de passer par la porte principale. Arrivée devant l'allée qui y menait, une foule de personnes se retrouva autour de nous, nous empêchant parfois de continuer à avancer. Un grognement de la part du Ténébreux et le problème était vite réglé. Pourquoi ? Parce que la majorité du public était féminin. Parfois, lorsque des hommes s'approchaient un peu trop près de moi -à mon goût-, je sentais la main de Sasuke resserrer sa prise. Au bout de quelques minutes, nous réussîmes enfin à pénétrer dans le bâtiment. Je me tournai vers Sasuke et le fixa. En effet, ce dernier ne m'avait toujours pas lâchée. Il sembla le remarquer et se détacha doucement de moi.
 
- Désolé.
 
 
Au loin, sur le devant de la scène, je remarquai très rapidement la rousse de l'autre fois. Comme si elle avait sentit mon regard posé sur elle, elle se tourna vers moi et me fixa. Le sourire qu'elle affichait à cet instant ne fit qu'accentuer le pressentiment de ce matin. J'étais presque sûre qu'elle allait tenter quelque chose. Alors que je m'éloignai de Sasuke pour retrouver Ino et Tenten, je sentis sa présence près de moi.
 
- J'espère que tu es prête pour ce soir.
 
Je pivotai légèrement et la regarda plutôt méchamment.
 
- Je sais très bien ce que tu cherches à faire.
 
J'étais désormais passée au tutoiement, car cette fille commençait sérieusement à me taper sur le système.
 
- Mais tu n'arriveras à rien. J'irai jusqu'au bout. Que ça te plaise ou non.
 
- Oh mais je n'en doute pas. Mais juste une chose, Sakura.
 
Elle avait prononcé mon nom avec un dégoût certain.
 
- Prépare-toi bien. Car cette soirée risque d'être éprouvante. Je crois que tu aimes les surprises ?
 
Elle ne prit même pas la peine d'entendre ma réponse que déjà elle retournait auprès de ses acolytes. Pourquoi m'avait-elle posé cette question ? Qu'avait-elle l'intention de faire ? Lorsque je relevai les yeux, je croisai ceux de Sasuke, bercés d'une lueur inquiète que je ne lui connaissait pas. Il s'approcha vivement.
 
- Qu'est-ce qu'elle te voulait ?
 
Si je lui racontait, il allait s'inquiéter, rester constamment sur ses gardes,  et cela risquerait de gâcher le concert. Mieux valait que je garde le silence. Pour le moment.
 
- Me souhaiter bonne chance.
 
 
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
 
 
La Minute qui sert à rien.
 
 
Voilà, c'était la troisième partie du One Shot, et je pense aussi l'avant-dernière. La dernière pratie est écrite à environ 75%. Elle sera publiée soit ce soir, soit demain, et si je peux vraiment pas ce weekend, elle sera publiée dans la semaine à venir.
Pour en revenir à cette partie, je vous demanderai de faire part de vos impressions, par rapport au fil de l'histoire, de l'évolution des personnages, etc ..
Je ne demanderai qu'une chose en ce qui concerne les commentaires: S'il vous plait, ne mettez pas seulement "Super partie!" ou encore "J'adore, vivement la suite!"
Je me suis vraiment donnée du mal pour l'écrire, et je voudrais avoir des avis constructifs, même si ce sont des critiques.
Sur ce, je vous fais de gros bisous, et vous dit à très bientôt pour la dernière partie de "Live your Dreams".
 
 
 
Deux commentaires pour être prévenu de la suite les Loulous. (:
 
Smouaak, Maddy.

Tags : One shot ♥

One Shot ~ Live your Dream ~ Partie 4 27/03/2012

 
 
 
 
 
 
 
 
- Les Dark Spirit ont mis la barre très haut ce soir ! Nous allons maintenant accueillir un groupe que vous connaissez tous. Un groupe composé de cinq jeunes hommes aussi charismatiques les uns que les autres, au talent incontesté, et qui nous étonnent à chacun de leurs passages sur scène. Cependant aujourd'hui, le groupe s'est agrandit et accueille une nouvelle jeune chanteuse à la voix apparemment hors normes. Aux côtés des Shadows, car vous les aurez bien sûr reconnus, une troupe de jeunes danseurs, les AC, Ambitious Crew. Nouveaux dans le métier, ils comptent bien s'y faire une place au chaud. Pour le moment, je vous demande un tonnerre d'applaudissement, pour les Shadows !

Me jetant un dernier regard, Sasuke s'élança sur scène suivi de près par Shikamaru, Neji et Naruto. Les grands écrans situés dans les coulisses nous permettaient d'avoir une vue imprenable sur les artistes présents sur scène -Ici, les Shadows-. Rien que le fait de les voir semblait déchaîner la foule. Lorsque que la voix de Sasuke s'éleva, le même frisson que lors des répétitions me parcourus. Son ténor me fera décidément toujours cet effet là. Au moment de prononcer certaines des paroles de la chanson, il me semblait qu'il fixait la caméra, comme s'il avait l'intention de faire passer un message à quelqu'un. Il enchaîna. Je n'avais jamais vu Sasuke dans cet état. Son corps était transporté par la musique, il bougeait au rythme des basses et de la batterie, faisant parfois des allez-retour sur scène, se baissant pour effleurer la main des spectateurs les plus proches. Malgré que la pression soit au maximum ce soir, lui semblait totalement à l'aise, faisant ce qu'il voulait de son public. Une fois ses deux solos terminés, il salua de la main la foule encore en transe, et quitta la scène pour laisser place aux AC, qui prirent le relais sans perdre de temps, gardant ainsi la salle à chaud.

- Tu es prête ?
- Pas du tout. Mais il va bien falloir que je le sois.
- Je ne suis pas inquiet. J'ai confiance en toi.

J'ai confiance en toi. Cette phrase résonnait dans ma tête comme un écho. C'était la deuxième personne avec Aaron qui me la disait.

- Je..
- Sakura ! Viens te préparer, c'est à toi dans quelques minutes ! cria Ino.
- J'arrive ! Je regardai Sasuke. Je vais y aller, ce serait bête d'être en retard sur scène pour ma première prestation, ironisai-je.

Il s'approcha de moi et me chuchota à l'oreille, la voix encore haletante.

- Tu vas assurer.

*~*

- Tu es...Mon dieu Sakura ! Tu es magnifique ! S'exclama Tenten qui venait d'arriver dans la loge.

 En effet, Hinata avait ondulé mes cheveux sur la longueur, et les avait laissé tomber en cascade sur mes épaules. Elle avait vaporisé généreusement de la laque, rendant chic les mèches rebelles. Elle avait simplement lissé ma frange, et avait déposé un serre-tête en argent sur le sommet de ma tête. Ino elle, avait maquillé mes yeux à l'aide d'un fard couleur or et d'un crayon noir, faisant parfaitement ressortir leur couleur émeraude. Quant à la robe qu'elle avait choisie, elle était tout simplement parfaite. Ornée de fleurs sur tout le long du bustier, la jupe ondoyante et bouffante parsemée de roses écloses, elle alliait la grâce et le charme d'une princesse. En guise de collier, j'arborai simplement une petite perle blanche.

- J'en connais un qui ne va pas résister longtemps au charme légendaire de notre chère Sakura, plaisanta Ino.
- Ne dis pas de bêtises Ino, bafouillai-je en rougissant légèrement.
- Alors explique-moi cette jolie teinte rose qui vient de prendre place sur tes magnifiques petites pommettes ? Je ne t'ai pas mis de blush ma belle, me fit-elle remarquer.
- Allez arrête Ino, c'est à elle dans moins de deux minutes, lança Hinata.

A ce rappel, je ne pus retenir un léger tremblement.

- Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer, nous t'avons entendue chanter et crois moi, tu n'as pas une voix que l'on trouve à chaque coin de rue ma belle.

Hinata avait employé un ton doux, qui avait eu le don de m'apaiser quelques secondes, juste avant que..

- Sakura, prépare-toi, tu vas monter sur scène, annonça Kiba qui venait d'entrer.

Il se stoppa et me détailla de haut en bas.

- Wouoh. Alors ça. Tu es... Magnifique, me complimenta-t-il.
- Merci, c'est grâce à Hinata et Ino, c'est elles qui ont fait tout le boulot.
- Chapeau les filles ! Elle va en faire tourner des têtes ce soir, la Sakura. Une en particulier à mon avis.

Je n'eus pas le temps de répliquer qu'il sortit rejoindre les autres.

- Je vous demande désormais d'accueillir la nouvelle venue dans l'équipe masculine des Shadows. Pour son premier passage devant un public aussi nombreux ce soir, elle va interpréter deux de ses compositions, annonça le présentateur.

- Allez file ma belle ! Et montre leur à tous qui est Sakura Haruno !

Je sortis rapidement de la pièce, et me rendis vers l'entrée de la scène. En me voyant arriver, tous les regards se braquèrent sur moi.

- Sakura !

C'était Itachi. Il me regardait les yeux écarquillés, comme tous les hommes présents, d'ailleurs. Au moment de passer devant Sasuke, je m'arrêtai et le regardai.

- On dirait bien que c'est le moment, annonçai-je
- Tu es...parfaite. Il n'y a pas d'autre mot.
- N'exagère pas, murmurai-je, troublée.
- Je n'exagère jamais lorsqu'il s'agit de faire un compliment à une femme.
-  Mesdames et Messieurs, Sakura Haruno !
- Allez ma belle, fonce.

Il m'offrit un sourire confiant, et je m'engouffrai dans les escaliers menant à la scène. Lorsque j'arrivai, la vue de cette foule face à moi me fit presque peur. Je n'étais plus dans ma chambre, devant un miroir avec une brosse à la main. J'étais bel et bien sur scène, sous les projecteurs, devant des centaines de personnes. J'étais désormais confrontée à moi-même. Alors que je me plaçai face au micro, devant un public encore excité par les prestations précédentes, deux personnes firent leur entrée dans la salle. Deux personnes, qui n'auraient jamais du être là. Qui n'auraient jamais du me retrouver. Mon corps s'était automatiquement figé. Pourquoi diable étaient-ils ici ! Ma respiration se fit haletante, et plus aucun membre ne m'obéissait. J'étais prisonnière de moi-même, sur scène, face à des centaines de personnes. Face à eux. Lentement, je fis de petits pas en arrière. Je me retrouvai à courir vers les coulisses, vers ma loge, lorsque je sentis que l'on m'enlaçait doucement le poignet, assez fortement cependant pour que je m'arrête.

- Sakura.

J'aurais reconnu sa voix entre mille.

- Regarde-moi.

Je levai les yeux et rencontrai deux yeux sombres.

- Je ne sais absolument pas ce qu'ils font là, mais une chose est sûre.

Il posa ses mains de chaque côté de ma nuque.

- C'est le moment de leur montrer ce que tu as dans le ventre.

Mon regard se porta derrière lui, où se trouvait Aaron, qui semblait acquiescer ses dires.

- C'est le moment de leur montrer ce que j'ai dans le ventre, répétai-je faiblement.

Je me replaçai non sans difficulté face au public. Attrapant le micro dans ma main droite, je le serrai de toutes mes forces. Je fermai les yeux, m'efforçant de ne pas penser à la présence de mes parents, à quelques mètres seulement de moi. Après des secondes qui me parurent une éternité, la musique débuta enfin, et je commençai à chanter. Ma voix semblait avoir fait taire la salle dès la seconde où j'avais ouvert la bouche. Toutes les personnes semblaient comme.. Hypnotisées. Obnubilées. Lorsque les premières notes se sont faites entendre, mon trac a totalement disparu. Je fis abstraction de la salle bondée qui se trouvait devant moi, et me laissai emporter par la chanson.

Plus loin..

- Tu maintiens qu'elle n'est pas si importante que ça, à tes yeux ? Lança Shikamaru.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Je ne dis rien, je constate mon grand. Tu ne la lâches pas des yeux depuis qu'elle à commencé à chanter.
- Je m'étonne toujours de son talent, se défendit Sasuke.
- Ne te leurres pas Sasuke. On ne me la fait pas à moi.

*~*

Un tonnerre d'applaudissements résonna dans toute la salle. Je venais de terminer ma deuxième chanson et visiblement, le public était émerveillé. Toutes les personnes assises sur les côtés de la salle se levèrent, m'offrant, pour mon premier passage sur scène, une magnifique Standing Ovation. Tremblante, j'exécutai lentement quelques inclinaisons et gestes de la main en guise de remerciements. M'engouffrant dans les coulisses, je pouvais encore entendre la foule hurler mon nom sans relâche.

- La petite nouvelle a fait son effet, semblerait-il ! Lança le présentateur en arrivant au centre de la scène.

 A peine avais-je franchi l'entrée qui menait vers l'arrière de la scène que les filles se ruèrent vers moi et m'acclamèrent à leur tour. Des larmes perlèrent au coin de mes yeux.

- Ne me dis pas que tu vas te mettre à pleurer ! Lança Ino. Allez Sakura, j'ai mis une plombe à te concocter ce magnifique maquillage ! Plaisanta-t-elle.
- Et puis, continua Tenten, jamais tu n'avais chanté comme ça au studio ! Tu as été tellement éblouissante, on aurait dit que tu avais fait ça toute ta vie.
- Presque, rigolai-je.
- Quoi qu'il en soit, je suis persuadée que vous allez les mettre à genoux, ces ringards ! lança Hinata.

Elle parlait bien évidemment du Club adverse. La voir avec autant d'assurance me fit sourire. Lorsque j'étais arrivée au sein du Club, elle n'arrivait pas à aligner deux phrases sans bégayer. Elles jetèrent un regard par-dessus mon épaule et sourirent.

- Bon, on se retrouve après Sakura, d'accord ?
- Mais j'ai encore du temps, ce n'est pas encore à nous, objectai-je.
- Il faut que tu ailles boire un coup, nous t'avons monopolisée depuis ta sortie de scène. Si tu ne bois pas tu risque de te déshydrater et pour chanter ce n'est pas..
- D'accord Tenten, j'ai compris. Allez-y, lançai-je, amusée par leur comportement, bien que je n'y comprenne absolument rien.

Ce n'est que lorsqu'elles partirent et que je me retournai que je compris enfin pourquoi elles avaient voulu me laisser "seule". Sasuke se tenait à quelques mètres de moi, adossé contre le mur, les bras croisés contre sa poitrine. Un sourire étira mes lèvres. Ces filles étaient incroyables. Pourquoi tout le monde ne pouvait s'empêcher de faire des allusions sur nous deux ? Sasuke se redressa et s'avança vers moi. Il glissa ses mains dans les poches de son jean et me regarda.

- Qui était cette femme, sur scène ? Murmura-t-il.

Il avait posé cette question en me regardant, mais il semblait se la poser à lui-même.

- Tu étais sublime.

Mes joues s'empourprèrent, comme à chaque fois qu'il me faisait un compliment.

- Merci. Je ne savais pas que j'aurai autant d'assurance devant un public aussi nombreux.
- Et pourtant. Si tu savais à quel point tu les as transportés. De toute ma carrière, je n'ai encore jamais vu ça.
- Sasuke ! Sakura !

Nous nous retournâmes en même temps. C'était Gaara, un micro à la main. En nous voyant tous les deux, il prit un air innocent.

- Oups. Je dérange ?
- Pas du tout, affirma Sasuke.
- Ah, cool. C'est notre tour dans moins d'une minute, préparez-vous.

Il partit sans même attendre une réponse, et Sasuke commença à avancer vers l'entrée de la scène.

- Allez viens.

*~*

Mon corps se mit doucement à onduler, suivant le rythme des basses. L'énergie se mit à grésiller en moi et la scène devint peu à peu un lieu sécurisant. Encadrée par Sasuke et Gaara, je me sentais étrangement protégée. Comme si rien, à cet instant, ne pouvait m'atteindre. Et c'était le cas. En ce moment même, rien ne pouvait entraver mon bonheur d'être ici, sur scène, entourée des seules personnes qui me comprenaient. Naviguant entre les musiciens, je m'appropriais totalement l'endroit.

- Il faut l'admettre, on a méchamment assuré ! S'exclama Gaara en descendant les escaliers menant aux loges. J'en ai encore des frissons !
- Le parfum de la victoire emplit mes narines ! Lança gaiement Itachi, qui nous avait rejoint avec toute la troupe.

Reprenant mon souffle, j'avalais une énorme gorgée d'eau et me tournai vers les écrans qui ornaient les murs des coulisses. Le présentateur annonçai déjà notre duo.

- On dirait que vous n'avez pas vraiment le temps de vous reposer vous deux, commenta Ino.
 
En moins de temps qu'il n'en faille pour le dire, nous nous retrouvions tous deux sur scène, face à face, assis sur de grands tabourets. Les premières notes retentirent et la chanson débuta.

Let me hold you,
For the last time,
It's the last chance to feel again,
But you broke me,
Now I can't feel anything.

Fermant doucement les yeux, je me retrouvai deux ans en arrière, le soir de l'écriture de la chanson -qui à l'époque n'en était pas encore une-. Ce soir là, la pluie était en parfaite osmose avec les larmes qui dégringolaient le long de mon visage.

When I love you,
It's so untrue,
I can't even convince myself,
When I'm speaking,
It's the voice of someone else.

Ce soir là, jamais je n'aurai pensé chanter un jour cette chanson devant autant de personnes.

Oh it tears me up,
I try to hold on, but it hurts too much,
I try to forgive, but it's not enough to make it all okay.

Aujourd'hui, tout est totalement différent. Je suis si heureuse que tout cela semble irréel. Il ne manque plus qu'une seule chose pour que mon bonheur soit absolu. Une seule.

You can't play on broken strings,
You can't feel anything that your heart don't want to feel,
I can't tell you something that ain't real.

Une vague de bien-être envahit mon corps tout entier, et je me laissai transporter par la mélodie.

Oh the truth hurts,
And lies worse,
How can I give anymore,
When I love you a little less than before.

Très vite, les hurlements de la foule devinrent de lointains murmures. J'eus même l'impression que Sasuke et moi étions les seules personnes présentes dans la salle.

Oh what are we doing ?
We are turning into dust,
Playing house in the ruins of us.

Je fis abstraction de tous les sons alentours, et me concentrai sur nos deux voix, qui s'élevaient gracieusement dans l'air.

Running back through the fire,
When there's nothing left to save,
It's like chasing the very last train when it's too late (too late).

Elles se mêlaient à la perfection. Tellement bien que je crus pendant un instant n'en entendre qu'une. La comparaison avec un chant d'oiseau me vint soudain à l'esprit.

Oh it tears me up,
I try to hold on, but it hurts too much,
I try to forgive, but it's not enough to make it all okay.

Sasuke attrapa ma main et la serra dans la sienne. Il balaya la salle du regard à une vitesse éclair et revint ancrer ses yeux dans les miens. Qu'est-ce que je pouvais les aimer, ses yeux. Si sombres, si mystérieux.

You can't play on broken strings,
You can't feel anything that your heart don't want to feel,
I can't tell you something that ain't real.

Je resserrai mes doigts autour des siens.

Oh the truth hurts,
And lies worse,
How can I give anymore,
When I love you a little less than before.

Décrochant enfin mon regard du sien, je jetai un furtif coup d'½il ou public. De petites flammes pouvaient se discerner à plusieurs endroits de la salle.

But we're running through the fire,
When there's nothing left to save,
It's like chasing the very last train,
When we both know it's too late (too late).

En écrivant ce texte, je n'aurais jamais rêvé mieux comme interprétation. La chanter en studio avait été formidable. Mais le faire devant un auditoire était tout à fait autre chose. Fantastique. Grandiose.

You can't play on broken strings,
You can't feel anything that your heart don't want to feel,
I cant tell you something that ain't real.

Je ne voulais en aucun cas que ce moment s'arrête. Je voulais rester assise là, sur scène, et chanter indéfiniment cette chanson. Avec lui.

Oh the truth hurts,
And lies worse,
How can I give anymore,
When I love you a little less than before,
Oh you looking i love you a little less than before.

Le morceau toucha cependant à sa fin, nous ramenant doucement à la réalité.

Let me hold you for the last time,
It's the last chance to feel again.


Les dernières notes résonnèrent dans la salle. Je ne quittai pas Sasuke des yeux, attendant la réaction du public. Soudain, un brouhaha énorme se fit entendre. Et je sus. Oui à ce moment là, je sus que nous avions réussi. J'en étais persuadée. Sasuke se leva de son tabouret, m'entraînant avec lui, et me serra dans ses bras.

- Tu as réussi Sakura, me murmura-t-il.

Nous avions réussi. Mais en me disant cela, je savais exactement ce à quoi il faisait allusion: Mes parents. Je leur avais montré qui j'étais réellement.


Trente minutes passèrent, le temps pour nous de nous changer et d'enfiler une tenue plus décontractée pour passer le reste de la soirée. Durant ces trente minutes, le public avait voté pour le club qu'il souhaitait voir remporter la victoire. Lorsque ce temps fut écoulé, la totalité des membres des deux clubs fut appelée sur scène pour l'annonce du résultat. Une boule se forma alors dans mon ventre. J'étais nerveuse. Qu'allait-il se passer si l'on échouait ? Je me giflai mentalement d'avoir eut cette pensée. Nous n'allions pas perdre, il en était hors de question. Nous avions toutes nos chances. Notre club sur la droite de la scène, le club adverse sur la gauche, le présentateur se retrouva entre les deux lorsqu'il entra sur scène, une enveloppe à la main.

- Il est désormais l'heure pour nous tous et surtout pour les deux clubs de connaître le résultat des votes.

Ouvrant l'enveloppe avec précautions, le présentateur tira lentement la petite fiche cartonnée qui se trouvait à l'intérieur. Fixant ce qu'il y était inscrit, il la remit dans l'enveloppe et saisit son micro.

- Et la victoire revient à...

J'avais toujours détesté le suspens. Je fermai les yeux et inspirai profondément. Trois, deux..

- Music&Dream ! S'exclama-t-il.

Une des musiques des Shadows retentit et une pluie de paillettes dorées se déversa sur nous. Sasuke me saisit par la taille et me fit tournoyer avant de me reposer au sol et de me prendre dans ses bras. Je levai les yeux vers lui. Il n'avait pas besoin de parler, la joie de la victoire se lisait clairement dans son regard. Ne sachant pas vraiment quoi dire sur l'instant, je me contentai de lui offrir un magnifique sourire. Cet échange fut très vite interrompu par le présentateur venant apporter la coupe à Sasuke. Celui-ci le remercia, saisit le trophée et l'exposa fièrement au public, dont les applaudissements ne cessèrent de retentir. Tournant la tête vers la gauche, j'aperçus Karin me regarder, murmurer quelque chose d'inaudible, puis finalement son club quitta la scène. Le nôtre en fit autant, et nous nous retrouvâmes très vite au c½ur de la salle. Sasuke me murmura qu'il allait déposer le trophée dans la loge, puis disparut dans la foule. Je prévins les autres que j'allais me chercher une boisson au bar et m'éclipsai à mon tour. Je demandai simplement une bouteille d'eau, puis voulant me mettre un peu à l'écart des spectateurs, je me faufilai dans un coin près de la scène. J'allais pour m'asseoir lorsqu'un raclement de gorge attira mon attention. Je me retournai. Les seules personnes que je ne souhaitais pas voir étaient à présent devant moi. Cette fois Sakura, tu n'as plus vraiment le choix.

Lorsque mes parents se retrouvèrent face à moi, je me renfermai totalement, ne laissant aucune émotion paraître sur les traits de mon visage. Il était hors de questions qu'ils s'aperçoivent que leur arrivée m'avait à ce point bouleversée. Mon regard navigua entre ma mère, qui n'avait pas du tout changé -mis à part que ses cheveux, qui étaient courts à l'époque, lui arrivaient désormais au milieu du dos, et mon père, que les joues creuses et les cernes prononcées rendaient plus vieux qu'il ne l'était en réalité. Gardant une distance raisonnable entre eux et moi, je les fixai, attendant impatiemment que l'un des deux daigne dire quelque chose. Car une chose était sûre, ce n'était pas moi qui allais ouvrir la discussion. Ce fut ma mère qui, enfin, commença à parler.

- Nous ne voulions que ton bonheur, Sakura.

Ils voulaient mon bonheur ? On nage en plein rêve.
 
- Nous n'avons visiblement pas la même perception du bonheur, lançai-je plutôt crûment.
- Comprends nous, il .. Tenta ma génitrice.
- Vous comprendre ? La coupai-je. J'espère que tu plaisante ! Est-ce que vous avez tenté ne serait-ce qu'une seule fois de me comprendre vous ? De comprendre que ma vie c'était l'écriture, la musique ? Je ne crois pas. Alors ne me demandez pas à moi ce que vous n'avez pas été capable de faire il y a des années !
- Ce n'était pas un quotidien pour une enfant de cet âge Sakura, lança mon père.
- Et qu'est-ce que c'est d'après vous ? S'assommer de dessins animés débiles, jouer aux poupées et sortir faire du vélo avec ses gentils petits copains ? Je suis désolée mais ce n'est pas du tout comme ça que je vois les choses ! Chacun fait ce qu'il veut de sa vie !
- Certainement pas lorsque tu es mineur et que tu vis sous le toit de tes parents ! Tu étais sous notre responsabilité, et mieux valait que tu te consacres à tes études plutôt qu'à ce passe-temps stupide ! Explosa mon père.

Sa vision des choses était visiblement toujours restée la même en plus de quatre ans. Il croyait encore dur comme fer que ceci n'était qu'un simple passe-temps, comme il disait si bien. C'était comme s'il ne m'avait jamais entendu chanter. Comme s'il n'était jamais venu dans cette salle, qu'il ne m'avait pas vu sur le centre de cette scène et qu'il n'avait pas remarqué à quel point ce monde était le mien, et que c'était le seul endroit où je me sentais à ma place.

- Tout ça, dit-il en désignant la salle d'un bref geste de la main, ce n'est pas pour toi. Le succès, les médias, la célébrité. Ce monde est faux, superficiel. Tu ne vas gagner qu'une seule chose à traîner avec des gens de cet univers; sombrer dans la drogue et l'alcool. Et puis ensuite ? On retrouvera sur Internet et dans les journaux people des photos de toi à moitié nue, au bras d'un raté, à demi consciente de tes faits et gestes ? Est-ce réellement ça que tu veux ?

Il avait débité tout ça extrêmement lentement, mais également et surtout avec une incroyable froideur. Une froideur que je ne lui connaissais d'ailleurs pas. Il avait plongé ses yeux dans les miens et n'avait à aucun moment détourné le regard. Pour ma part, je n'avais qu'une seule et unique chose à lui répondre. Et lui-même savait très bien la quelle.

- Je ne vous demande pas votre avis. Que vous le vouliez ou non, je percerai dans la musique. Et lorsque je deviendrai célèbre, lorsque le monde entier me soutiendra, oh oui à ce moment là vous vous mordrez les doigts de n'avoir pas cru en moi.

Ils étaient restés plantés là, à me regarder sans rien dire. J'avais parlé avec tellement de détermination, qu'ils avaient enfin dû comprendre que je ne reviendrai pas sur la décision que j'avais prise. De toute manière et comme je venais de l'affirmer, ils n'avaient plus aucun droit sur moi, et en aucun cas ils avaient la possibilité de s'interposer vis-à-vis des choix que je prenais et que je prendrai à l'avenir. A présent j'étais majeure, et par conséquent je n'avais nullement besoin de leur permission. Ils n'étaient plus rien à mes yeux, ils étaient le passé. Ils étaient le passé que jamais je n'aurais voulu avoir. Désormais quoi qu'ils disent quoi qu'ils fassent, rien ne changera. Ils sont et resteront les personnes qui m'ont privé de mon seul bonheur. Et je n'avais strictement plus rien à voir avec eux. Avant de partir et de profiter de ma soirée comme je le devrais, je les fixai un à un, et leur assurai une seule et dernière chose:

- Je n'ai jamais été aussi heureuse que depuis que vous êtes sortis de ma vie.

Le pire dans tout ça, est que je n'avais jamais été aussi sincère de toute ma vie. Réagissant au quart de tour à ce que je venais de lancer, mon père s'approcha vivement de moi, très certainement dans le but de me gifler. Alors que sa main allait durement s'abattre sur ma joue, une personne arrêta net son geste et se positionna devant moi.

- Je pense que vous devriez partir, conseilla vivement Sasuke qui venait de s'interposer entre mon père et moi.

Alors que mon père voulut répliquer, deux autres hommes vinrent se placer aux côtés de Sasuke. Habillés de noir et de forte carrure, ce devait sûrement être des gardes du corps ou bien des agents de la sécurité qui ne voulaient en aucun cas voir une bagarre éclater au beau milieu de cette salle.

- Ne me faites pas répéter, insista le brun.

Ma mère, qui n'avait que brièvement prit la parole au début de la discussion glissa sa main sous le bras de son mari.

- Nous ferions mieux de nous en aller, murmura-t-elle.

Me lançant un dernier regard lourd de reproches, il considéra froidement Sasuke et ses acolytes et tourna les talons. Je les suivis du regard jusqu'à ce qu'ils ne soient plus dans mon champ de vision et lâchai un léger soupir. Sasuke intima aux deux hommes de partir et se tourna vers moi.

- Comment ça s'est passé ?
- Plutôt mal, mais c'était à prévoir, soufflai-je.
- Comment te sens-tu ? Demanda-t-il.

J'encrai mes yeux dans les siens, et un fin sourire étira finalement le coin de mes lèvres.

- Libre.

Me rendant mon sourire, il s'approcha de moi, saisit ma main droite et fit délicatement passer mon bras au-dessus de ma tête, me faisant doucement tourner sur moi-même. Attrapant délicatement ma taille, il me colla contre lui et nous exécutâmes quelques simples pas de danse.

- Il y a quelque chose qu'il faut que je te dise Sakura, me susurra-t-il au creux de l'oreille.

Je relevai la tête et le scrutai, le regard interrogateur.

- C'est grave ?

Fut la première question qui sortit instinctivement de ma bouche. Il rit doucement.

- Non, ne t'en fais pas. Les mauvaises surprises, c'est fini pour aujourd'hui.

Il caressa le bout de mon menton.

- Suis-moi, je voudrais d'abord te montrer quelque chose.

Il attrapa ma main et me guida à travers la foule. Lorsque je sentis l'air frais et parfumé contre ma peau, je compris que nous étions sortis du bâtiment. Devant nous se dressait un jardin immense, parsemé d'une multitude de fleurs, qui devait être resplendissant en plein jour. L'ombre des arbres se reflétait sur la vaste étendue de verdure et la lune renvoyait sur leurs feuilles une éclatante teinte argentée. Sasuke se glissa dans mon dos, et entoura ma taille de ses bras forts.

- Maintenant, attends.

Je ne vis où il voulait en venir que lorsque des multitudes de couleurs explosèrent dans le ciel. La pluie d'étoiles qui accompagnait ce feu d'artifice ne fit qu'accentuer l'effet grandiose de celui-ci. Le spectacle dura quelques minutes, puis finit par se fondre dans l'horizon.

- C'était magnifique Sasuke, murmurai-je.

Je sentis ses paumes glisser le long de ma taille, puis il se retrouva face à moi. Il remonta une de ses mains dans ma nuque et rapprocha lentement son visage du mien. Il n'avait jamais eu l'air aussi sérieux que maintenant. Lorsque ses lèvres frôlèrent les miennes avec une infinie douceur, je ne pu m'empêcher de frissonner. Ses yeux croisèrent les miens une nouvelle fois, puis il s'empara réellement de mes lèvres. Voulant l'approfondir, je glissai mes mains contre son torse, me collant toujours plus à lui, respirant son odeur terriblement attirante.
Je me sentis fondre sous ce baiser. C'était comme si le feu d'artifice qui venait d'éclater quelques minutes auparavant dans le ciel avait prit place dans mon ventre et avait redoublé d'intensité. Jamais un homme ne m'avait embrassée avec tant de tendresse, de sincérité. C'est alors que tout naturellement, il me fixa droit dans les yeux, et me murmura cette seule et unique phrase:


                                       Fais de ta vie un rêve, et de tes rêves une réalité.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Et voilà, cette 'micro histoire' est terminée. (:
Comme tout auteur évidemment, j'ai été triste d'y mettre le point final. Eh oui, en écrivant leur histoire, c'est un peu comme si je la vivais avec eux. :)
Place aux questions !
♥ L'histoire vous a plu ?
♥ Vous attendiez-vous à cette fin là, ou bien à une autre ?
♥ Quelles sont les reproches que vous pourriez faire ?
Si vous avez d'autres choses à me dire, ou des questions à me poser, je vous répondrai volontiers. :)
Deux commentaires au moins par prévenu s'il vous plait. :$
L'auteur vous fais d'énormes bisous, et remercie ses fidèles.

Tags : One shot ♥

Chapitre 1 ou L'entrée en Scène de Sakura. 10/01/2011



POV Sakura


TUU TUU TUU !! [NDA: Moi et les onomatopées, c'est une grande histoire d'amour u_u]


Ta gueule ! è__é


TUU TUU TUU !!


Putain tu vas me laisser dormir oui ou merde !? Ô monde cruel, pourquoi ne veux tu pas que je dorme ? T.T


TUU TUU TUUUU BOUM !!


Je t'éradiquerai de la surface de la Terre, toi et tous ceux de ton espèce ! u_u


Sasori: Sakura ça fait 5 réveils en une semaine. T'abuses. -_-'
Sakura: Il s'est rebeller ! è__é
Réveil: *X_____x Dead *
Sasori: Mouai...Et si je te dis " Dans 20 minutes on a cours " , tu vas m'envoyer contre le mur aussi ?-__-'
Sakura: Meeeerde !


Je prends ma douche, m'habille avec un slim, un T-shirt New York Vu que je prends ma moto, ce sera veste en cuir. Je bois un jus d'orange, prends mon sac et mon casque et file vers le garage où m'attend déja Sasori.


Sasori : Enfin !
Sakura : Tu permets je fais ce que je peux !
Sasori: Bon, on a plus le temps de papoter là..
Sakura: A toi l'honneur.


Sasori démarra sa moto et m'attendit sur le trottoir. J'enlevai la béquille d'un habile coup de pied et enfilai mon casque, avant de faire rugir ma moto. Je rejoignis Sasori et appuya sur un bouton pour refermer le portail. Nous pouvions entendre le ronronnement de nos moteurs jusqu'au bout de la rue.Je partis en roue arrière et Sasori fit de même. Nous avons appris à faire de la moto avec notre père. Enfin, disons que nous avons appris le côté technique. Nous avons commencé à en faire un peu plus tard, quand nous étions en âge de pouvoir en faire. On arriva à notre nouveau lycée en moins de six minutes. Fidèles à nous mêmes, et surtout pour faire une entrée remarquée pour ce qui est de Sasori, on fit une roue arrière et un dérapage en arrivant devant le bâtiment. Le grand portail s'ouvrit sur nous et on alla garer nos motos sur ce qui semblait être un mini parking. On descendit de nos véhicules et les cadenassa.


Pendant ce temps là, un peut plus loin...


POV Ino.


Ino: Sakura doit avoir changée depuis le temps.
Tenten: J'avoue.
Temari: Elle doit être encore plus belle. *Q*
Hinata: Sakura-Chan a toujours été belle..
Temari: Oui mais au fil du temps les gens changent, et s'embelissent ! =D


Au même moment, deux motos surgirent devant le lycée en roue arrière. Pour une entrée fracassante c'est réussi. Tout le monde s'était retourné pour savoir qui se cachait sous ces casques. Ils otèrent la protéction et les enlevèrent en même temps. La fille secoua ses cheveux roses pour les...CHEVEUX ROSES !?


Ino: SAKURA !


Je courrus vers elle, suivie de près par Tenten et Temari et...bah Hinata je sais pas où elle est. -__-'

POV Sakura

Je vis arriver Ino, Temari et Tenten. J'eus à peine le temps d'aller vers elles qu'elles me sautèrent dans les bras.


Ino: Sakura ça fait si longtemps et mon dieu que tu es belle ! :O
Temari: MAGNiFiQUE ! *µ*
Tenten: Splendide ! *Q*
Sakura: Vous déconnez là !? C'est vous les déesses ! =D Je suis trop heureuse de vous retrouver enfin. C'est long le temps sans vous.
Ino: Ma poule, on a deux ans à rattrapper !
Temari: Et ça commence maintenant ! >=D
Tenten: Viens vite, on va voir dans quelle classe tu es!
Sakura: Oh ouai !


On courru vers le panneau d'affichage des classes et on regarda direct dans la classe des filles. Mon nom avait été rajouté au stylo en bas de la liste.


Tenten: YATTA ! T'es avec nous meuf !
Sakura: Mais c'est Génialissime tout ça !


On éclata de rire tellement on était heureuses. Mais au fait...


Sakura: Elle est où Hina ?
Tenten: Tiens c'est vrai ça.
Ino: Je sais pas elle a dit qu'elle allait chercher quelque chose et elle est pas revenue.
...: Arrêtes tu me fais mal !
~~: Non, vraiment ? -ironique-


Quand j'entendis cette voix si familière, je perdis mon sourire et me retournai. Les filles et un groupe de mecs qui était non loin de nous également. Une bande de poufs s'était regroupée autour d'Hinata et s'amusait à lui faire mal. Sasori, qui était derrière moi et qui connait très bien mon esprit baguarreur, se demandait quelle allait être ma réaction. Je crois qu'il va pas être déçu.


Plus loin..

~: Hey Neji c'est pas Hinata là-bas ?
Neji: -se retourne- Hn.T'as raison Naruto. Je vais les tuer !


Soudain, un troupeau de poufs encerclèrent les garçons. Quelques mecs barraqués s'étaient joins à elles. Encore des lèches culs adeptes du sexe tiens, quoi d'autre ?


Poufs: Désolé les beaux gosses mais vous restez là. -voix de pouf-
Neji: Dégagez et plus vite que ça !
Poufs: On peut peut être demandé l'avis de ce jeune homme ?


Elle montra du doigt un des lèches cul. En effet il était barraqué et je pense pas que ce Neji veuille se battre contre lui.


Neji: HN !


Qu'est-ce que je disais.


Retour à la scène.


En baissant les yeux, je vis une canette à mes pieds. Un léger sourire malicieux se dessina sur mes lèvres.


Pouf: Hihihi !


Qu'est-ce qu'elle a a rigoler cette Marie-couche-toi-là ?


Hinata: Tu me fais mal !
Pouf: La ferme !


La pouf s'apprêta à gifler Hinata quand elle reçut une canette sur la main. Tous les regards se tournèrent vers moi. Ah oui, je vous ai pas dis ? J'ai fais du foot. >=D


Pouf 1: C'est toi qui a tirer sur Karin-Sama ?
Sakura: Ouai. Sa te pose un problème ?
Tous: O.O
Sakura: Non parce qu'on peut en discuter tu sais. -amère-


POV Normal.

Du côté des garçons, tous observaient attentivement la scène. Ils se demandaient ce que Sakura préparait, tout de même mécontents de ne pas pouvoir intervenir.


... : T'as vu ce qu'elle a fait Neji ?
Neji: O.O Oui j'ai vu Kiba.
Kiba: En tout cas...qu'est-ce qu'elle est bien foutue la nouvelle! =D
... : La ferme Kiba tu m'empêche de dormir.
Kiba: De toute façon tu dors tout le temps Shikamaru. Non sérieux elle est bien foutue la nouvelle. T'es pas de mon avis Sasuke, toi qui aime les jolies filles ?


Celui-ci regardait la scène attentivement.


Sasuke: Hn.
Naruto: Il a dit ta gueule. Moi je dis ça je dis rien hein.
Kiba: Bon ben dit rien. -renfrogné-

Retour à la scène.

Karin: Comment oses-tu ?!
Sakura: -lève les yeux au ciel- En osant, de toute évidence. Maintenant tu dis à tes chiennes de la lacher ou je vais m'énerver. -calmement-
Karin: Nan mais tu sais à qui tu parles ?! Tu parles à la sublime, le talentueuse, la spectaculaire Karin-Sama!
Sakura: -la relooke de haut en bas- Ouai et ?


Tout le monde la regardait comme ça => O_O


Sasori: Euh -se racle la gorge-..Saku tu...devrais pas trop la chercher. Les mecs là-bas sont assez barraqués et...
Sakura: -le coupe- Je sais...-à Karin- Bon tu la lache ou je viens la chercher? Au choix. Mais je serai toi j'éviterai d'opposer de la résistence.
Karin: Sinon quoi ? -hautaine-


Côté garçons.

Shikamaru: Les femmes sont toutes des inconscientes, cette fille va se faire démolir !
Naruto: J'aurai bien aimé l'aider, mais on est pas trop en position là..
Neji: HN !
Kiba: Humm..Aventurière ! J'aime ! Dommage. Je l'aurais ben mise dans mon lit. T.T
Sasuke: Hn. -blasé-


Retour à la scène.

Sakura: J'ai une envie folle de te boter le cul. -sourire en coin-
Karin: -rouge de colère- TOi...!!


Karin s'avança vers Sakura qui ne bougeait pas d'un poil et s'apprêta à la gifler. Mais arrivée à quelques centimètres de son visage, Sakura lui attrappa le poignet et lui fit une clé de bras.



Karin: AH!!
Sakura: Tu déconnes là ? T'aurais pu t'âbimer un ongle. -sarcastique-


Sakura lui fit un croche pied et elle tomba à terre.


Karin: -se relève- Tu va me le payer! Tabassez-la !

Tags : Chapitre 1. ♥

~Best Story for a Best Friend :) ♥ 27/02/2011

  


Oui Oui je sais, encore un article Pub. Mais bon, faut bien faire connaître les plus Belles Fictions de Skyrock non ? Et bien c'est ce que je fais. Et la j'en ai encore une à vous proposer ! Ce Blog appartient à une de mes Meilleures Amies. Elle déborde de qualités. Elle est drôle, gentille, sympa, déconneuse, et vous inquiétez pas, j'en passe. Sa fiction est tout à fait GiGANTiSSiME ! Elle en commence d'ailleurs une autre :) Elle aussi Géniale. =D Je vous conseille donc de faire un petit tour sur son Blog. ;)
 
 
Vaaaaaaaa......Ici ! :D
 
 
Yûki-Chan.♥

Tags : Best Friend ♥